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dimanche, 13 août 2017 06:00

Oran / Aïd El Adha : Les «moualas» et les «courtiers» de retour !

Écrit par Jalil Mehnane
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L’Aïd El Adha approche et les éleveurs commencent déjà à envahir les marchés, en attendant les points de vente fixés par la Direction des services agricoles afin d’exposer leurs troupeaux aux Oranais.


Si les éleveurs se frottent les mains, car pour eux cette période de l’Aïd El Kébir est la plus attendue de l’année, les citoyens, eux, calculent déjà les frais, notamment avec la rentrée scolaire et les récentes fêtes religieuses en l’occurrence le Ramadhan et Aïd El Fitr. Selon les premières estimations des « Moualas », le prix du mouton sera cette année à partir de 4,5 millions de centimes. De quoi enfoncer le clou pour les petites bourses qui n’arrivent plus à suivre le rythme infernal de la vie. Un maigre revenu est synonyme d’un faible pouvoir d’achat, plusieurs ménages seront privés du sacrifice cette année, à l’instar de l’année dernière, lorsque la barre des prix avait été également haute très haute pour eux. Pointés du doigt, les éleveurs nous sortent les mêmes prétextes, chaque année. Selon eux, plusieurs facteurs sont derrière la hausse du prix du mouton. La nourriture des moutons ainsi que la spéculation joueront un rôle primordial et déterminant dans le prix. De plus, le vol des milliers de têtes d’ovins d’une façon ou d’une autre, où les trafiquants, à l’approche de l’Aïd, s’activent. D’autres « courtiers » procurent auprès des éleveurs un nombre important de têtes quelques mois avant la fête du sacrifice, et multiplient les prix à leur convenance, sans que les autorités concernées n’interviennent. Ces facteurs ont fait que le prix du mouton prend l’ascenseur en fur et à mesure que l’Aïd approche. Une hausse vertigineuse que beaucoup d’Oranais ont jugée abusive, ne s’accordant pas avec le pouvoir d’achat du citoyen, car beaucoup plus élevé que le SNMG du travailleur algérien, qui stagne à 18 000 DA. Les endroits, pour ceux qui cherchent le prix bas et où ils trouveront la meilleure qualité, sont déjà sur toutes les lèvres. Pour les « Moualas », vivement la dernière semaine avant l’Aïd, où le rush des clients bat son plein. Sur le papier, les points de vente de moutons à travers les 26 communes seront sous l’œil de la direction des services agricoles, qui a, au passage, interdit l’exposition informelle de moutons et leur déplacement en grand nombre dans les rues de la capitale de l’Ouest. Mais à l’instar des années précédentes, le cheptel sera exposé aux quatre coins de la wilaya, en dehors des points de ventes réglementaires.
Ce que les responsables ne pourront pas gérer. Pour certains citoyens, « l’image des troupeaux de moutons aux abords de la route et dans les garages sont désormais la saveur de cette fête religieuse ». Au fur et à mesure que l’Aïd approche, l’ambiance commence à s’installer au niveau des quartiers de la ville, et une seule question est sur toutes les lèvres : quel sera le prix du mouton cette année ?

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