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mercredi, 02 mai 2018 06:00

Financements alternatifs : La finance islamique compte pour 3% des produits bancaires proposés

Écrit par Rachid Bouarroudj
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Comptant tout juste pour 3% des produits bancaires proposés par le marché bancaire en Algérie, c’est dire que la finance islamique a encore du chemin à parcourir !
Passée sous la loupe du Forum des chefs d’entreprises (FCE), lundi dernier, qui en a fait une thématique phare de débat, le développement de la finance islamique dans le pays a été diversement apprécié par les animateurs de la rencontre, à leur tête l’expert financier Lachemi Siagh, qui a estimé que la finance islamique avait encore besoin d’une adaptation du cadre juridique financier actuel. «Sur le plan légal, les obstacles ne sont pas insurmontables. Il faut apporter des modifications aux codes civil et fiscal et à la loi sur la monnaie et le crédit pour prendre en charge les spécificités de la finance islamique», a-t-il recommandé. Parmi les changements qu’il revendique : exonérer les opérations de finance islamique de la garantie des vices cachés, clarifier le régime de la location-vente, permettre le refinancement en matière de crédit-bail et éviter la double taxation et les frottements fiscaux de l’opération d’achat/vente. Ce dont ne disconvient pas l’argentier du pays, M. Abderrahmane Raouya, présent à la rencontre au même titre que le ministre des Affaires religieuses, M. Mohamed Aïssa, qui, s’il admet la nécessité d’apporter les ajustements adéquats «en cas de besoin», soutient que le cadre juridique actuel est «suffisant» pour accompagner le développement de la finance islamique en Algérie. Il est vrai, mis à part Al Baraka Bank et Al Salam, qui proposent exclusivement des produits bancaires issus de la finance islamique, depuis fin 2017 la CNEP, la BADR et la BDL offrent ces types de financements, selon le ministre des Finances, qui rappelle que la Banque d’Algérie envisage de publier un nouveau règlement pour mieux encadrer la gestion des produits financiers dits alternatifs. Dans le même chapitre, le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, M. Mohamed Aïssa, a insisté sur l’importance d’un référentiel de la jurisprudence islamique en matière de contrôle des opérations de la finance alternative, faisant savoir  qu’une académie de la jurisprudence islamique (majmaâ fiqhi) est en cours de création et sera mise au service, entre autres, de l’économie nationale et de la finance islamique. Une institution qui ne coûtera rien à l’Etat puisque son financement proviendra du mécénat et des waqfs. Spiritualité mise à part, le président de l’Association des banques et établissements financiers (Abef), Boualem Djebbar, a, lui, indiqué que 16% des financements bancaires sont issus de produits financiers islamiques, un taux qui «n’est pas négligeable». Il a ajouté que la communauté bancaire en Algérie avait proposé de créer un comité national du contrôle de la conformité à la charia, qui sera installé au niveau du Haut conseil islamique (HCI). Cet organe consultatif sera chargé de veiller à la conformité de la gamme des produits financiers islamiques aux préceptes de la charia et de trancher sur les questions cruciales en la matière. Evidemment,  le comité aura un rôle consultatif étant donné que la seule référence en matière d’encadrement restera la Banque d’Algérie.

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