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mercredi, 08 novembre 2017 06:00

Sécurité industrielle : L’expertise française courtise le marché algérien

Écrit par Fayçal Djoudi
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La sécurité industrielle promet d’être un grand marché dans notre pays. Depuis que les accidents et les dommages se sont multipliés dans les entreprises et les sites à vocation industrielle, il est devenu impératif que les opérateurs se dotent de politiques et de moyens leur permettant de protéger leur patrimoine et d’ancrer la culture de la sécurité parmi leurs employés. C’est, en tout cas, la philosophie générale du colloque tenu, hier, à l’hôtel Mercure d’Alger sur « la sécurité industrielle ».


Organisé par Business France en partenariat avec le cluster SAFE, cet événement n’a pas permis d’avoir des indications chiffrées sur le coût de l’insécurité industrielle et sur l’estimation du marché destinée à la résorber en tant que problème récurrent dans le milieu industriel algérien, aussi bien public que privé. Il n’a pas permis d’évaluer la nature de l’engagement des assureurs à couvrir les risques et les dommages. Mais il a tout de même aidé à mieux comprendre les enjeux d’une politique de sécurité industrielle pour les PME et les grands groupes. L’objectif du colloque, qui a réuni des spécialistes algériens et français dans les domaines de la sécurité et de la sûreté industrielle, est de permettre aux opérateurs et experts français du domaine de rencontrer les décideurs, les ingénieurs HSE et les responsables de sécurité de sites industriels algériens, et de leur présenter leurs solutions de sécurité. Il s’agit aussi de développer leur réseau de contacts et d’identifier des partenaires ou des distributeurs en Algérie, de se positionner sur le marché algérien, accroître leur visibilité et saisir les opportunités du marché sur différents secteurs.
Intervenant lors de cette rencontre, Kamel Silhadi, chef du pôle industries et Cleantech, Business France, a indiqué que « des groupes industriels tels que la compagnie pétrolière publique Sonatrach ou l’opérateur électrique Sonelgaz consacrent d’importants budgets pour ce volet », soulignant que « les décideurs opérationnels sont intéressés par tout événement concernant la protection et lutte contre les accidents, équipements de protection individuelle. Il ajoutera que « les opérateurs économiques français sont intéressés par ce créneau, qui est, selon lui, très porteur en Algérie avec des cibles de choix. De gros budgets de Sonatrach et Sonelgaz sont désormais la cible de ces compagnies. Il s’agit entre autres de fournisseurs d’équipements, de matériels et de services pour la sécurisation des accès, la sécurité incendie, sécurité des machines et process, d’experts sur l’équipement de sites sensibles ou la protection de travailleurs en présence de matières dangereuses, et de spécialistes en ingénierie dans la sécurité industrielle.
Il y a lieu de rappeler que de grandes entreprises algériennes comme Sonatrach, Sonelgaz, Arcelor Mittal ou Lafarge ont mis en place des stratégies dans le cadre de leur programme HSE (santé, sécurité et environnement). Déjà, Sonatrach avait consacré une enveloppe à son programme, lancé en 2004, de 1,3 milliard de dollars pour la formation de cadres et techniciens spécialisés en sécurité industrielle pour deux années. Il consiste en l’évaluation systématique des risques de toutes les installations des plans d’actions.
Il faut dire que depuis quelques années, les sites industriels sont marqués par des accidents plus graves les uns que les autres. Des sinistres qui laissent poser certaines questions ! En effet, pour certaines entités industrielles, les risques majeurs inhérents ne semblent pas être pris en considération de manière sérieuse. Faute d’études judicieuses préalables au choix des sites industriels ou à la suite de négligences qui peuvent être évitées moyennant des investissements qui ne coûtent pas si cher comparés aux dégâts qui peuvent en résulter, la sécurité industrielle est restée le parent pauvre dans l’activité de production. Selon un expert rencontré sur place, « la culture du risque induit de ce fait une connaissance partagée du risque par toute une population. Cela dit, ce qui n’est pas encore le cas en Algérie. Il préfère d’ailleurs parler de « culture de la maîtrise du risque » qu’il faudra développer, dit-il, auprès des spécialistes du management du risque, des experts, des chefs d’entreprise, des promoteurs et autres partenaires concernés par la problématique de la sécurité industrielle. Par ailleurs, le grand intervenant dans ce domaine reste la Protection civile. Depuis des années, ce corps a mis sur pied un plan d’action ambitieux placé sous le signe de la prévention dans la sécurité industrielle. On y reviendra

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