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dimanche, 03 septembre 2017 06:00

L’euro baisse face au dollar : Le dinar limiterait la casse de plusieurs semaines Spécial

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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En attendant la publication, aujourd’hui, par la Banque d’Algérie, des cotations hebdomadaires du dinar, tout porte à croire que la valeur de la monnaie nationale se stabiliserait cette semaine face à l’euro, après plusieurs semaines de dépréciation ininterrompue. Une prévision qui tient compte des taux de change sur les bourses internationales, où la monnaie unique perdait du terrain, vendredi, face au dollar.


Vendredi, dernier jour de cotation hebdomadaire, l’euro valait 1,1862 dollar vers 21h00 GMT (23h00 à Paris), contre 1,1910 dollar jeudi vers 21h00 GMT. Le billet vert a temporairement chuté juste après la diffusion du rapport mensuel sur le marché du travail aux Etats-Unis. L’économie américaine a créé 156 000 emplois en août, soit moins qu’en juillet et moins qu’attendu par les analystes.
Avant la publication des statistiques sur l’emploi aux Etats-Unis, l’euro évoluait en forte hausse par rapport au dollar, ce qui s’est traduit, en Algérie, par une forte érosion du dinar. Bien qu’il soit une monnaie administrée, dont la valeur est fixée en fonction d’une corbeille de monnaies, le dinar est également très sensible aux fluctuations des devises et de l’inflation des principaux partenaires commerciaux du pays. Même si la tendance des principales devises à la fin de la semaine dernière n’apportera aucun changement majeur pour la monnaie nationale, cette dernière a fortement dévissé ces derniers mois, contre un euro en bonne santé qui n’a cessé de battre des records face au billet vert. Certes, la conjoncture est moins favorable à une appréciation du dinar. Une surévaluation de la monnaie nationale est nuisible pour l’économie en ces temps de tensions financières, étant donné qu’elle subventionnerait les importations et réduirait les recettes pétrolières libellées en dinar. Les tentatives de tordre le cou aux importateurs par le moyen de mesures administratives (licences d’importation) et bancaires (dépréciation du dinar) sont un indicateur qui joue en défaveur d’une quelconque appréciation de la monnaie nationale. Sauf changement de cap imprévu avec l’arrivée d’Ahmed Ouyahia à la tête du gouvernement. Les anticipations d’un desserrement des contraintes à l’importation sont néanmoins minimes. De toute façon, le gouvernement actuel n’a guère d’alternative à la baisse de la facture des importations et des dépenses de façon générale ; les analystes estiment qu’il ne dispose de marges de manœuvre qu’au plan de la balance de paiements pour faire retomber la pression sur les finances publiques. La dépréciation du dinar, amorcée depuis la mi-2014, alors que les
fondamentaux de l’économie ont connu une réelle tendance à la baisse, participe justement à réduire l’impact du choc externe de grande ampleur sur l’économie du pays. Jeudi, à l’issue d’une semaine mouvementée, le dinar a pu limiter la casse face à la monnaie unique ; un euro s’échangeait contre 131,58 dinars, alors que la valeur du dollar a été fixée à 110,89 dinars sur le marché interbancaire des changes. Signe d’une forte dépréciation depuis juin 2014, alors que les cours pétroliers mondiaux amorçaient une si dangereuse chute, un dollar valait à cette date 78,87 dinar en moyenne et 87,95 à fin décembre 2014, alors que l’euro est passé de 107,62 à 106,97 dinars entre juin et décembre 2014. Depuis, l’érosion de la monnaie nationale s’est accélérée. En témoignent les cotations de la semaine dernière contre les principales devises ; un euro s’échangeant contre 131,58 dinars et un dollar contre 110,89 dinars. La valeur de la monnaie nationale a ainsi chuté d’environ 30% face au dollar et de près de 15% face à l’euro. On le sait, le taux de change est un des outils de la politique monétaire de la Banque d’Algérie grâce auquel elle tentait de limiter l’impact de la baisse des cours pétroliers sur l’économie. Cependant, cette forte dépréciation de la valeur du dinar s’est accompagnée par le retour des tensions inflationnistes et l’érosion du pouvoir d’achat des ménages. La trésorerie des entreprises dont les intrants sont essentiellement importés a été également mise à rude épreuve. 

Dernière modification le dimanche, 03 septembre 2017 00:48

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