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dimanche, 03 septembre 2017 06:00

Pétrole : Le baril à 52,34 dollars

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Les prix du pétrole baissaient vendredi en cours d’échanges européens, le marché peinant à trouver direction suite à la tempête Harvey qui s’est abattue sur le sud des Etats-Unis. A l’ouverture, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre (dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence) valait 52,34 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE)

de Londres, en baisse de 52 cents par rapport à la clôture de jeudi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de Light Sweet Crude (WTI), ouvrait à 47,05 pour le contrat d’octobre, cédant 18 cents par rapport à la clôture de la veille. Les prix se stabilisaient après être nettement monté jeudi à l’annonce du déblocage d’un million de barils des réserves stratégiques des Etats-Unis par son gouvernement, expliquent les analystes. Pour cause, les raffineries sont paralysées non seulement par les inondations, mais également par des pénuries de brut dues à une perturbation des importations et de la production de pétrole. Par ailleurs, selon plusieurs estimations, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a réduit sa production en août et s’est conformée à l’accord qu’elle s’est fixé. Mais dans la soirée, le pétrole coté à New York a terminé en légère hausse à l’issue d’une semaine marquée par les interrogations sur l’impact de l’ouragan Harvey sur les puits d’extraction, raffineries et oléoducs de la côte texane. Le baril pour livraison en octobre, la référence américaine, a gagné 6 cents par rapport à la clôture de la veille pour terminer à 47,29 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). « La principale préoccupation reste de savoir combien de temps les raffineries situées le long de la côte du golfe du Mexique vont être fermées, combien de temps la demande pour le pétrole brut va encore être affectée », a avancé Gene McGillian de Tradition Energy. « On aura sûrement plus d’informations après le week-end », prolongé par un jour férié lundi aux Etats-Unis, et les investisseurs ont limité leurs échanges vendredi, a-t-il indiqué. « Le marché est en train de ré-estimer sa réaction initiale à la fermeture de nombreuses raffineries dans le sillage d’Harvey », a aussi estimé Bart Melek de TD Securities.
« Il semblerait (qu’elles) ne soient pas autant endommagées qu’après l’ouragan Katrina par exemple », a-t-il souligné. Selon un relevé du Département américain de l’Energie effectué vendredi matin, dix raffineries de la région étaient encore fermées. Mais quatre raffineries opéraient partiellement au lieu de deux la veille. Les investisseurs surveillent également la réouverture des ports de la côte, s’interrogeant sur leurs capacités à accueillir de nouveau les cargos pétroliers, et celles des oléoducs ayant dû ralentir leur activité faute d’essence pour remplir les tuyaux. « On s’attendait à ce que les stocks de brut gonflent au cours des prochaines semaines, ce qui ne sera peut-être pas le cas », a noté M. Melek. L’administration a aussi tenté d’intervenir « pour éviter les pénuries d’essence et tenter de calmer l’envolée des prix » en autorisant l’utilisation des réserves stratégiques de pétrole et en assouplissant temporairement les normes sur la composition du carburant, a indiqué Phil Flynn de Price Futures Group.
Le gallon d’essence (3,8 litres) pour livraison en octobre échangé sur  le marché new-yorkais, qui avait  bondi jeudi, se repliait vendredi  de 1,75% à 1,7480 dollar

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