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samedi, 29 juillet 2017 06:00

Algérie-Espagne / Energie : Un projet de câble électrique sous-marin dans les cartons

Écrit par Farid Messaoud
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Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, envisage la construction d’un câble électrique sous-marin reliant l’Algérie à l’Espagne. Le projet a été discuté, lors d’une réunion à Alger,  il y a quelques jours, entre Mustapha Guitouni et son homologue espagnol Alvaro Nadal.


L’information est livrée par le quotidien ibérique « La Voz de Almeria » qui précise que ce câble s’étendrait d’Oran à Almeria et serait alimenté par le gaz algérien avec la création de plusieurs centrales électriques à cycle combiné. Il serait parallèle au gazoduc Medgaz qui relie déjà les deux pays depuis avril 2011 de Beni Saf à Almeria et dont le consortium est détenu à 43% par Sonatrach, 42% par Cepsa (Compagnie espagnole de pétrole) et 15% par Gas Natural Fenosa (fournisseur espagnol de gaz et d4électricité). L’interconnexion en perspective pourrait cependant poser un problème de financement. Forcément très élevé, le coût devrait être supporté par l’Espagne et l’Union européenne. C’est en tout cas le souhait de l’Algérie dont les finances ont été mises à mal par la baisse des cours du pétrole. Bruxelles avait déjà signé plusieurs chèques pour Medgaz pour un montant total de 3,4 milliards d’euros sur ce dossier estampillé « Projet d’intérêt prioritaire des réseaux trans-européens » du secteur de l’énergie. Pour le câble électrique sous-marin, les données sont tout autres. Autant sécuriser l’approvisionnement en gaz demeure indispensable pour l’Europe, autant l’Espagne n’aurait pas besoin de plus d’électricité pour faire face à sa demande intérieure. Le projet que souhaite concrétiser le nouveau ministre de l’Energie ferait en fait partie de l’intégration énergétique du Maghreb et en Méditerranée. Cette intégration suppose un effort soutenu et généralisé de mise à disposition du gaz naturel partout où il peut être utilisé à des coûts économiques acceptables et permettant de mesurer les enjeux des stratégies d’efficacité énergétique dont l’Algérie tirera profit. Evidemment, l’intégration énergétique défendue par Alger cadre avec une logique d’une intégration socioéconomique d’ensemble du Maghreb et en Méditerranée. Une question se pose
cependant : une telle perspective est-elle possible, sans décision politique ? Il est clair que l’ensemble des pays intéressés par l’interconnexion dans la sous-région doivent adopter rapidement des dispositions de politiques économiques visant à lever des contraintes réglementaires, administratives et législatives à l’investissement industriel privé. Ainsi, pourront-ils tirer le meilleur parti des infrastructures et ressources disponibles au moment où commencent à s’opérer les relocalisations industrielles suggérées par des ensembles régionaux, à l’exemple de l’Union européenne. L’intégration pourrait se mettre en place de manière progressive et conduire à des effets économiques vertueux à l’horizon 2020. Et selon des études faites à ce sujet, l’expansion attendue pour les pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye) nécessitera près de 15000 mégawatts supplémentaires répartis comme suit :
4 300 MW pour le Maroc, 4 200 MW pour l’Algérie, 2 200 MW pour la Tunisie et 4 500 MW pour la Libye. Ce qui signifie une augmentation des moyens de production. La sous-région maghrébine possède à travers l’Algérie des ressources en gaz naturel et GPL qui peuvent contribuer à assurer une partie de la demande des pays voisins (Maroc-Tunisie) à partir des exportations l’électricité. Cette vision peut être d’autant plus viable que l’Algérie devra opter dans les années à venir soit pour un renforcement de son réseau interne de grand transport de gaz pour assurer une production d’électricité au Nord, soit pour un développement de la production sur les champs gaziers.

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