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samedi, 29 juillet 2017 06:00

Energie / Gaz associés : «Un manque à gagner de 50 millions de m3/jour»

Écrit par Fella Midjek
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«Nous avons un manque à gagner de 50 millions de m3/jour de gaz », a confié Abdelmoumen Ould Kaddour, P-DG du Groupe public Sonatrach, à la presse à l’issue d’une visite à Hassi R’mel. C’est pourquoi, la nouvelle direction de la compagnie est « en train de pousser nos jeunes ingénieurs à avoir des idées novatrices, à l’instar de ce qui a été fait à Rhourd El Baguel (Hassi Messaoud) », a déclaré M. Ould Kaddour, faisant référence au nouveau procédé technique qui lui avait été présenté, il y a quelques jours, pour la récupération d’une dizaine de millions de mètres cubes de gaz associés par jour, auparavant injectés pour faire fonctionner les installations de l’usine de traitement de Rhourd El Baguel en vue de les destiner à la vente.

 

Les gaz associés, désignés APG, remontent avec le pétrole et l’eau. Ces gaz sont souvent torchés, d’où l’appellation « gaz de torchère ». Ce qui représente une perte à la compagnie et une atteinte à l’environnement. Le torchage du gaz, «flaring » en anglais, se pratique principalement faute d’infrastructures de traitement et de transport (gazoduc ou unité de liquéfaction) qui permettraient sa commercialisation. Ainsi, la priorité est donnée aux « projets innovateurs », a signifié le P-DG de Sonatrach. Cette énergie peut être utilisée pour l’alimentation en électricité, en chauffage et en froid. Son utilisation en tant que carburant pour un générateur permet de réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2) provenant de la consommation de diesel et de l’utilisation massive de torchères, selon le site du Groupe Kohler, Clarke Energy.
En 2015, un rapport de la Banque mondiale indiquait que près de 140 milliards de m3 de gaz seraient torchés chaque année dans le monde, qui engendreraient au niveau mondial l’émission de près de 350 millions de tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent des émissions annuelles de 70 millions de voitures, selon les données de la Banque mondiale. Parmi les 20 pays qui torchent le plus de gaz, l’Algérie occupait la 6e place, il y a deux ans, juste après les Etats-Unis, l’Irak, l’Iran, le Nigeria et la Russie en tête.
Fin 2017, entrée en production des champs à Reggane et au Touat
Sonatrach tente de reproduire ce procédé à Rhourd Ennous (Illizi) pour répondre au double défi de la demande locale et étrangère en gaz naturel. C’est un « défi énorme » pour lequel la compagnie « travaille dur » et consent des efforts énormes pour continuer à développer ses capacités de production, a fait valoir le premier responsable du groupe national des hydrocarbures. Il a cité particulièrement les deux champs à Reggane et au Touat qui devraient entrer en production à la fin de l’année en cours. A ce sujet, M. Ould Kaddour affirmera que « pour Reggane, c’est certain. Concernant le champ de Touat, nous avons ramené avec nous nos entreprises locales en vue de les pousser à accélérer sa mise en route».

16,74 milliards DA pour la 2e station de compression à Hassi R’mel
Lors de son périple à Hassi R’mel, le P-DG de Sonatrach a inauguré la deuxième station de compression après celle de Khrechba, GR5, servant à booster la pression du gaz transporté par le gazoduc d’une capacité de 8,8 milliards de m3/an. La Station GR5 de Hassi R’mel permettra de remonter la pression à 70 bars en vue de l’évacuation du gaz naturel collecté des champs du sud-est, à savoir ceux de Reggane Nord, Timmimoun et Touat vers Hassi R’mel (Laghouat) sur une distance de 765 kilomètres. Les injections de production de ces champs, dans ce système de transport par canalisation (TRC), sont prévues pour novembre 2017 concernant Reggane Nord, en décembre 2017 pour Touat et en février 2018 pour Timimoun, a précisé un responsable du Centre national de dispatching de gaz (CNDG).
Ce gaz, dont la pression a été augmentée, sera ensuite acheminé vers le CNDG à Hassi R’mel. D’un coût global de 16,74 milliards de dinars, cette station, avec ses expansions, atteindra une capacité de transport de 21 milliards de m3/an à compter de 2020, et ce, avec l’entrée en production de futurs champs gaziers. Il s’agira des champs de Hassi Mouina Nord et Sud, Hassi Bahamou, Ahnet, Tidikelt Sud et Akabli. La réalisation du gazoduc GR5 avait été confiée à des entreprises nationales de gré à gré, à savoir
Cosider Canalisation et des filiales de Sonatrach, Entreprise nationale de canalisations (Enac), Société nationale de génie civil et bâtiment (GCB) et l’Entreprise nationale des grands travaux pétroliers (GTP).

Plus de 37 milliards de dinars pour développer des gazoducs
Outre ces projets, une enveloppe financière de 37 milliards de dinars a été allouée, au titre de l’année 2017, aux projets de développement des gazoducs installés sur les axes sud-est et sud-ouest du pays, a déclaré à la presse le directeur des projets de Hassi R’mel du groupe Sonatrach, Youcef Malki.
Ce montant représente 51% de l’enveloppe  globale attribuée aux projets de développement et de réhabilitation de l’activité TRC de Sonatrach au titre de l’année 2017, estimée à 72,5 milliards de dinars. D’autre part, depuis l’année 1985 (date de son entrée en service), une quantité totale de 2 230 milliards de m3 de gaz a transité par le CNDG. Par ailleurs, le P-DG de Sonatrach a visité des salles de compression et procédé au lancement des travaux du projet Boosting phase III, qui vise l’installation de capacités de compression supérieures en vue d’accompagner la déplétion naturelle (épuisement progressif) du gisement de Hassi R’mel, et ce, après avoir réalisé le Boosting phase I (2004) et phase II (2009).
Ce projet prévoit l’installation de deux lignes de compression en deux étapes, de 24 à 57 bars, et dont le démarrage est programmé pour 2019, puis de 10 à 24 bars en 2023. D’un coût total de plus de 141 milliards de dinars, le contrat du projet avait été signé en décembre 2016.

L’énergie solaire dans les champs d’exploitation
M. Ould Kaddour a aussi annoncé son ambition de voir l’utilisation de l’énergie solaire dans les champs d’exploitation lors de sa visite à la station électrique hybride de Hassi R’mel, fonctionnant conjointement avec l’énergie solaire et le gaz, produisant ainsi 150 MW d’électricité destinée à être injectée dans le réseau national électrique. « Nous avons lancé un plan de développement en vertu duquel au lieu d’utiliser les gaz, qui sont produits au niveau des champs en vue de les faire tourner, nous produirons de l’énergie solaire pour remplacer les gaz qui pourront être utilisés pour l’exportation », a-t-il déclaré. Enfin, Sonatrach a lancé une étude de prospection d’autres marchés outre celui de l’UE, qui est actuellement le plus grand client de la compagnie. Pour répondre aux « exigences » de ses clients européens, Sonatrach travaille conjointement avec des partenaires étrangers tels que l’italien ENI et le français Total pour trouver des solutions, selon l’actuel P-DG du groupe public algérien. 

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