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dimanche, 05 juin 2016 21:36

Sonelgaz : Bouterfa veut aller à l’endettement extérieur et plaide pour la réalité des tarifs

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Le P-DG de Sonelgaz, Noureddine Bouterfa, a encore plaidé pour l’application de la réalité des prix, ceux de l’électricité et du gaz en l’occurrence. « Les tarifs de l’énergie n’ont pas été révisés depuis 2005 et ceux appliqués à partir de 2016 s’imposaient. Toutefois, ils sont encore loin de refléter le coût des investissements consentis et de pouvoir répondre à la qualité de service qu’exige le citoyen », a dit le P-DG.

Il interpelle même la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg) afin qu’elle révise les prix de manière à permettre à Sonelgaz de maintenir ses équilibres financiers. «L’application des tarifs requis doit permettre à Sonelgaz de dégager des résultats qui non seulement couvrent ses dépenses, mais également laissent dégager un rendement du capital qui pourra être utilisé pour le développement des activités », a-t-il expliqué.

39 milliards de créances impayées et guerre contre les fraudeurs
Dévoilant ses chiffres à l’occasion de la présentation de la synthèse des activités de 2015 du groupe qu’il a présidé, hier à Alger, le responsable a fait état de quelque 39 milliards de créances impayées, que ce soit de la part de clients particuliers et de professionnels (55%) ou de la part d’entreprises et de l’administration nationale (44% du nombre global de clients). En fait, la guerre est annoncée contre les clients qui ne s’acquittent pas de leurs factures. « Ce n’est pas une simple campagne passagère et, en plus de la coupure de l’alimentation en électricité, des plaintes seront systématiquement lancées auprès des juridictions compétentes », a prévenu le PDG. Rien qu’à elle seule, la Société de distribution du Centre (SDA) a poursuivi en justice près de 2 000 clients indélicats. En outre, la fraude et les raccordements illicites ont également été dénoncés et les responsables de Sonelgaz n’entendent pas rester les bras croisés, faisant montre de leur détermination à y faire face. En fait, les chiffres sont éloquents, à l’exemple des 74 milliards de dinars de déficit enregistré en 2015. La situation financière de Sonelgaz est délicate et peut même hypothéquer le financement des projets à venir. Raison pour laquelle, le Groupe Sonelgaz est en négociations avec des créanciers étrangers pour contracter des crédits afin de financer ses investissements, a-t-il indiqué à propos. « Le déficit est énorme, nous n’avons pas d’autres choix que d’aller vers l’endettement extérieur. Il y a des propositions pour le moment, mais nous attendons les conditions financières qui coûteront cher certainement », a-t-il déclaré. Tout en soulignant que le groupe « n’a pas d’autres choix » que d’aller vers l’endettement extérieur, le même responsable n’a pas écarté, dans le même contexte, d’autres augmentations des tarifs d’électricité et du gaz afin d’assurer l’équilibre financier de son groupe. Plus explicite, Noureddine Bouterfa a également émis l’idée que la solution consiste dans la recherche de financements extérieurs, avec la formule du partenariat Sonelgaz-privé national et Sonelgaz-partenaires étrangers. Pour l’exemple, l’entreprise a conclu en 2014 un partenariat avec General Electric pour la réalisation d’un méga-complexe de fabrication de turbines à gaz, turbines à vapeur, alternateurs et systèmes contrôle commande. En 2015, un accord a été conclu avec les sud-coréens Hyundai et Daewoo pour la maîtrise du savoir-faire, des processus de réalisation et de l’engineering. D’autres partenariats sont au stade des négociations.
En ce qui la concerne, la question des énergies renouvelables a été appréhendée autrement par le PDG de Sonelgaz. En effet, contrairement à l’opposition catégorique dont il faisait montre auparavant, Noureddine Bouterfa est revenu à de meilleurs sentiments, annonçant même le projet de l’installation de quelque 20 centrales photovoltaïques à travers le pays d’ici l’été 2016-2020 et dont 5 ont été réceptionnées en 2015. Toutefois, il a émis des réserves et celles-ci portent sur le financement des énergies renouvelable afin d’arriver à 27% de mix énergétique fixé à l’horizon 2030. Selon les a priori de M. Bouterfa, il ne faut pas se contenter d’importer des équipements au prix de la devise. Les énergies renouvelables doivent être intégrées et les équipements et accessoires qui vont avec doivent être de production locale, en associant les investisseurs privés nationaux. Il s’agit, a insisté le responsable, de développer une industrie du renouvelable, avec les contraintes techniques et de financement que cela requiert, sans pour autant abandonner les énergies classiques. Pour le moment, Sonelgaz a consenti plus de 80 milliards de dinars sur ses propres fonds, mais demande aux pouvoirs publics, selon les propres termes de M. Bouterfa, « plus de visibilité » sur le volet financement. M. Bouterfa plaide même pour des investissements de la part du privé algérien et considère que sur ce registre, il se satisfera du statut de concurrent.
Sonelgaz est un groupe composé de quelque 41 sociétés, renfermant plus de 87 000 agents. Le credo qu’elle affiche, c’est d’accompagner le développement industriel et économique du pays. Pour le moment, le groupe détient le monopole dans la production et la distribution de l’énergie électrique et dans la distribution du gaz.

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