Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
jeudi, 12 octobre 2017 06:00

Patrimoine cinématographique algérien

Écrit par Sihem Bounabi
Évaluer cet élément
(0 Votes)

La sauvegarde et la numérisation en débat les 14 et 15 octobre à la Bibliothèque nationale Un colloque international autour de la thématique «La mémoire des films : préserver le patrimoine cinématographique» se déroulera les 14 et 15 octobre prochain à la Bibliothèque nationale El Hamma.

Ce colloque, organisé sous l’égide du ministère de la Culture par l’Union européenne (UE), en collaboration avec le Centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel (CNCA) et le Centre algérien de la cinématographie (cinémathèque algérienne), sera marqué par des conférences animées par des spécialistes et experts algériens et étrangers. Venus d’Europe, du monde arabe et d’Afrique, les intervenants débattrons et partagerons leurs expériences sur la restauration et la préservation du patrimoine cinématographique.
Dans le cadre de cette manifestation, le 14 octobre prochain à 19 heures, sera projeté à la Cinémathèque d’Alger, en avant-première, le film culte de Mohamed Zinet Taya ya Didou, restauré dans le cadre du programme «Patrimoine». Des projections du film se poursuivront ensuite jusqu’au 19 octobre. Les organisateurs rappellent que le programme «Patrimoine» d’une durée de 96 mois, financé à hauteur de 24 M€, dont 21,5 M€ fournis par l’Union européenne, a notamment pour objectif d’œuvrer «à la mise en place de mesures d’urgence en faveur de la préservation des collections de films et non films (affiches, photos) de la cinémathèque algérienne, à travers des actions de formation du personnel, acquisition d’équipements, de fournitures spécialisées, lancement du travail de remise en état, identification, inventaire et archivage ».


Tahya ya Didou, à l’affiche dans sept villes
En marge du colloque international, un cycle de projections de dix films algériens restaurés est programmé dans sept villes du pays. Dans ce cadre, les cinéphiles algériens pourront revoir à la Cinémathèque d’Alger du 14 au 19 octobre, Taya ya Didou. Les projections se poursuivront ensuite jusqu’à la fin décembre à Oran, Saïda, Mascara, Constantine, Annaba et à la Cinémathèque de Béjaïa. Il est à noter que Tahya ya Didou a bénéficié de mesures de sauvegarde d’urgence, étant donné qu’il n’existe qu’une bobine originale du film. Le directeur du CNCA, Mourad Chouihi, souligne que c’est le seizième film restauré dans le cadre de ce programme en partenariat avec l’Union européenne. Il explique aussi que l’intérêt de ce colloque pour l’Algérie est de partager et d’échanger les expériences avec les responsables des cinémathèques et experts étrangers afin de consolider les acquis des spécialistes algériens en la matière. Mourad Chouihi souligne que ce programme entre dans une vision globale, sous la houlette du ministère de la Culture.
Il précise aussi qu’«en plus du défi de la restauration et la préservation des films, à travers la numérisation, il s’agit également de former les jeunes à la maîtrise des techniques et la manipulation des bobines fragilisées ainsi que des et copies «nitrate» qui sont potentiellement hautement inflammables ». Le directeur du CNCA indique que la protection du patrimoine cinématographique se décline sur plusieurs niveaux. En plus de la restauration, la formation se poursuit tant au profit des fonctionnaires du centre qu’au profit des jeunes techniciens. Au final, l’objectif est de récupérer tout le patrimoine cinématographique algérien, le restaurer, le numériser et, à terme, le préserver sur le sol algérien. Il précise à ce sujet que « le projet d’un blockhaus en Algérie pour la sauvegarde des négatifs est toujours d’actualité. Le financement et les compétences existent aujourd’hui, il ne manque que de trouver l’assiette foncière pour le réaliser».

Laissez un commentaire