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jeudi, 18 mai 2017 06:00

70e Festival de Cannes : Cannes fête ses fantômes

Écrit par Dominique Lorraine
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Cannes a mis les petits plats dans les grands pour célébrer son 70e anniversaire en invitant des cinéastes prestigieux, artistes lauréats de la Palme d’or, ou ayant marqué l’histoire du Festival : Jane Campion, David Lynch.

Clint Eastwood, Alfonso Cuaron, ou encore des comédiennes Nicole Kidman, Robin Wright, Kristen Stewart qui feront le bonheur des fans qui ont déjà pris position devant le Palais. «Jamais nous n’avons invité autant de stars internationales», notamment pour une soirée anniversaire exceptionnelle le 23 mai, s’est félicité le président du Festival, Pierre Lescure. Entre-temps, les trois coups auront été donnés, en ouverture, par le cinéaste français, Arnaud Desplechin, avec «Les Fantômes d’Ismaël» qui réunit Mathieu Amalric, Marion Cotillard, Charlotte Gainsbourg, Louis Garrel.
Son personnage central, Ismaël Vuillard (Mathieu Amalric), est un cinéaste tourmenté qui veut réaliser un film inspiré de son frère disparu, Ivan (Louis Garrel), diplomate atypique qui suscitait la méfiance de ses confrères. Ismaël est aussi obsédé par la disparition de sa femme Carlotta (Marion Cottillard), il y a plus de vingt ans.
Jusqu’au jour où il rencontre Sylvia (Charlotte Gainsbourg), une astronome, douce, qui lui redonne la joie de vivre. Mais la réapparition de Carlotta va provoquer un… chamboule-tout !...
Sylvia, sa compagne, s’en éloignera alors brusquement.
Ismaël refuse que Carlotta, du moins son «fantôme», revienne dans sa vie.
Son tournage deviendra un champ de bataille. Une bataille de spectres…
«Les Fantômes d’Ismaël» est une histoire gigogne avec un film dans le film. Des narrations inachevées, émaillées de références bibliques, picturales (Jackson Pollock), d’allusions à ses précédents films, confère le personnage de Dedalus présent dans «Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle») et «Trois souvenirs de ma jeunesse». Bref un jeu de piste est assez difficile à suivre.
On y retiendra, toutefois, le jeu subtil des deux comédiennes, Marion Cotillard et Charlotte Gainsbourg, qui resteront le point fort de ce dixième long métrage d’Arnaud Despleschin, plusieurs fois sélectionné à Cannes.
On retrouvera, aujourd’hui, Matthieu Amalric, cette fois comme réalisteur (et comédien) en ouverture de la section Un Certain Regard, avec «Barbara» qui, disons le tout de suite, est formidable. Un grand hommage à la chanteuse Barbara !
La comédienne qui interprète Barbara (Jeanne Balibar) travaille son personnage, sa voix, la gestuelle si particulière de la chanteuse. Elle observe des images d’archives, des entretiens ou des concerts de la chanteuse. Peu à peu elle se laisse envahir par elle et devint Barbara. A tel point que par moment on doute. Est-ce bien Barbara ? Est-ce bien la comédienne ?
«Chanter me ramène à deux pas de L’Écluse (Cabaret où elle a débuté), à deux pas de la Seine où chante ma mémoire, oh mémoire...» chantait Barbara au Châtelet en 1987....
Cette histoire est née de l’acharnement de Yves Zand (Matthieu Amalric) à vouloir réaliser un film sur son idole.
Il reconstitue son appartement parisien, fait des repérages dans sa maison de Crépy (banlieue parisienne), la suit sur des tournées de province où elle se rendait toujours en voiture.
Matthieu Amalric n’a pas fait un biopic comme on en voit tant mais une œuvre fulgurante et audacieuse qui rend hommage à cette formidable interprète de “L’Aigle noir“.

Dernière modification le jeudi, 18 mai 2017 01:01

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