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mercredi, 06 décembre 2017 06:00

Yémen L’ONU réclame une «trêve humanitaire» Spécial

Écrit par Kahina Terki
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La capitale yéménite s’est réveillée, hier, sous le contrôle presque total des houthis.

Après avoir tué leur ancien allié l’ex-président Ali Abdallah Saleh dont les partisans, encore sous le choc, semblaient à la recherche d’un redéploiement en dehors de Sanaâ dans les régions du pays où ils disposent encore de soutiens parmi les tribus, les rebelles chiites apparaissent désormais comme les maîtres de la capitale, la ville la plus importante et la plus peuplée du Yémen.

Mais pour combien de temps ? La question est d’autant plus à poser que les positions qui apparaissent figées des belligérants ne devraient pas tarder à connaître des changements. Dans la nuit du lundi à mardi, la coalition militaire menée par l’Arabie saoudite a continué de frapper des points de regroupement des houthis, une attaque qui aurait été menée avec une « rare précision » selon des observateurs qui expliquent que les Saoudiens et leurs alliés ont bénéficié de renseignements fournis par les forces du président tué Ali Abdallah Saleh. Hier, mardi, le Conseil des ministres en Arabie saoudite, réuni sous la présidence du roi Salmane, a déclaré espérer voir le Yémen débarrassé des milices «terroristes». Sans évoquer directement la mort de l’ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, les responsables saoudiens ont qualifié de «soulèvement» l’entrée en action des partisans de M. Saleh contre les Houthis après la rupture la semaine dernière de l’alliance entre les deux parties. Leur conseil des ministres n’a «espéré voir le soulèvement du peuple yéménite contre les milices houthis confessionnelles, terroristes et soutenus par l’Iran, débarrasser le Yémen frère de leurs exactions, leurs menaces et leurs extorsions », selon un communiqué de la réunion publié par l’agence officielle SPA. De son côté, l’Iran a affirmé hier, par la voix de son président Hassan Rohani, que les Yéménites allaient faire regretter leurs actions aux «agresseurs», dans une allusion à Ryad. En clair, la guerre au Yémen, menée par des belligérants locaux mais largement attisée par des puissances régionales voire internationales, n’est pas à sa fin. Au contraire, tous les indicateurs sur place semblent indiquer un embrasement général dans le pays et des conséquences susceptibles de mener à une confrontation directe entre Ryad, soutenu par les Etats-Unis, et Téhéran. C’est dans ce contexte que l’ONU a appelé mardi les différents acteurs du conflit yéménite à décider d’une « trêve » humanitaire pour venir en aide à la population dans la capitale yéménite, Sanaâ. «J’ai envoyé un message (lundi) pour demander une trêve, une pause humanitaire, (...) afin que les personnes puissent aller dans les hôpitaux (...) ou trouver de l’eau et de la nourriture», a déclaré aux médias à Genève le coordonnateur humanitaire de l’ONU pour le Yémen, Jamie McGoldrick. Il a précisé que le personnel de l’ONU avait dû rester dans l’enceinte des Nations unies en raison des violences et avait été dans l’»incapacité» de venir en aide à la population pendant ces cinq derniers jours. M. McGoldrick a ajouté : « Nous n’avons pu assister les gens pendant ces derniers jours en raison des raids aériens, des combats, et nos activités visant à sauver des vies ont été bloquées », en précisant que du matériel médical avait pu toutefois être envoyé dans les hôpitaux et cliniques pour soigner les blessés. Il a annoncé qu’une équipe de l’ONU allait « très bientôt » se rendre à Ryadh pour discuter avec les autorités saoudiennes.

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