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dimanche, 12 novembre 2017 06:00

Liban : Michel Aoun veut des «éclaircissements» de Riyad sur le sort de Saâd Hariri

Écrit par Kahina Terki
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Après le chef du Hezbollah, vendredi dernier, le président libanais Michel Aoun a évoqué hier samedi l’affaire du Premier ministre Hariri en des termes qui laissent supposer que ce responsable est retenu en Arabie saoudite en dépit de sa volonté.


Le chef de l’Etat libanais n’a pas été aussi direct que le dignitaire religieux chiite mais il a indiqué qu’en la situation actuelle toute déclaration de M.Hariri à partir de Riyad était sujette à l’interrogation. Michel Aoun a demandé aux autorités saoudiennes d’«éclaircir les raisons» qui entravent le retour au Liban du Premier ministre Saâd Hariri, dont la «démission» choc a entraîné une nouvelle crise politique dans le pays. «Toute position ou mesure qu’il a pu prendre ou qui lui sont imputées (...) sont le résultat de la situation ambiguë et trouble qu’il est en train de vivre en Arabie saoudite, et ne peuvent pas être prises en considération», a précisé le chef de l’Etat libanais. Et si l’affaire Hariri n’a pas livré tous ses secrets, elle a dynamisé les diplomaties des pays intéressées par le Liban à commencer par la France qui a indiqué que le Premier ministre Hariri avait la liberté de mouvement. Le président libanais d’est entretenu hier au téléphone avec le président français Emmanuel Macron au sujet des «derniers développements». Vendredi d’avant, l’Elysée avait fait savoir que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane «a assuré ne pas vouloir faire la guerre au Hezbollah» et désirait «préserver la stabilité du Liban», lors d’une rencontre avec M. Macron. Vendredi dernier, également, le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a mis en garde vendredi «toute partie, à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, qui utiliserait le Liban comme théâtre de conflits par procuration». Washington a renouvelé cet avertissement hier samedi par un appel à «respecter la souveraineté du Liban». «Les Etats-Unis appellent tous les pays et toutes les parties à respecter la souveraineté du Liban, son indépendance et son mécanisme constitutionnel», a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Sanders dans un communiqué. «Dans cette période sensible, les Etats-Unis s’opposent à tout effort des milices libanaises ou des forces étrangères pour menacer la stabilité du Liban, déstabiliser ses institutions gouvernementales, ou utiliser le Liban comme base pour menacer d’autres pays de la région», ajoute le communiqué de l’exécutif américain. Au Caire, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukry a annoncé effectuer une tournée dans le Golfe et plaider pour «des solutions politiques au moment où les tensions montent dans la région. M. Choukry dont le pays est un allié de Ryad portera un message du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi aux dirigeants d’Arabie saoudite, du Koweït, de Bahreïn et d’Oman. Il se rendra également en Jordanie durant cette visite de trois jours qui débutera dimanche, a précisé le ministère dans un communiqué. Le ministre égyptien des Affaires étrangères «confirmera la politique égyptienne... qui consiste à oeuvrer en faveur de solutions politiques aux crises pour épargner davantage de troubles et de polarisation dans la région», a-t-il été indiqué. Le président Sissi a indiqué jeudi que la sécurité des pays du Golfe était «une ligne rouge», tout en appelant à la prudence: «Je ne suis pas pour la guerre. (...) La région fait déjà face à suffisamment de troubles».

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