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samedi, 13 janvier 2018 06:00

Après le rejet de la candidature d’Ould Zmirli du CE de la CAF : Le recours de Zetchi sans fondement !

Écrit par Saïd B.
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Le Comité exécutif de la Confédération africaine de football a rejeté le dossier de candidature de Bachir Ould Zmirli, vice-président de la Fédération algérienne de football et candidat de l’Algérie au poste de membre du Comité exécutif de la CAF, au motif qu’il aurait été déposé hors délais. La FAF a décidé d’introduire un recours auprès de la CAF.

Elle est déterminée à explorer toutes les voies réglementaires pour faire valoir ses droits.

La Fédération algérienne de football (FAF) a bien fauté dans la procédure de dépôt de la candidature de son vice-président Bachir Ould Zmirli pour l’élection à un des quatre postes vacants au Comité exécutif de la Confédération africaine de football, prévue le 2 février prochain à Casablanca. Le président de la Fédération algérienne de football, Kheireddine Zetchi, qui se trouve à Casablanca, a donc annoncé qu’il a décidé « d’introduire un recours auprès de la CAF tout en précisant que la FAF est déterminée à explorer toutes les voies réglementaires pour faire valoir ses droits ». La Confédérations africaine de football a écrit dans son communiqué qu’« une seule candidature a été invalidée par le comité exécutif de la CAF réuni mercredi dernier à Casablanca (Maroc), pour avoir été expédiée en dehors des délais réglementaires, celle de Bachir Ould Zmirli (Algérie) ». Ainsi, l’élection de l’autre candidat en lice pour la Zone Nord, le Libyen Jamal El Jaafri, est assurée au sein du comité exécutif de l’instance africaine. D’autre part, le Comité exécutif de l’instance africaine sous la présidence de Ahmad Ahmad a validé les autres candidatures pour les postes vacants au comité exécutif et pour lesquels une élection sera organisée lors de l’assemblée générale ordinaire du 2 février 2018 à Casablanca (Maroc). Or, et selon les données actuelles du problème, le rejet de la candidature d’Ould Zmirli est « légale » dans la mesure où il a été décidé conformément aux règlements et en particulier aux statuts de la CAF. Et c’est à se demander donc à quoi cela servira-t-il de déposer un recours au TAS sinon que d’ajouter un autre « discrédit à l’instance du football algérien pour ne pas dire à nuire » une fois de plus à celui-ci déjà «comateux», pour reprendre le même qualificatif du président de la FAF lors du symposium sur le « renouveau du football algérien ». Drôle de renouveau avec un tel comportement.


Pourquoi le recours ne servira qu’au discrédit de la FAF ?
Avant de répondre à cette question, il est d’importance de noter qu’à la FAF, on a certainement oublié de lire ne serait-ce que les règlements et statuts de la CAF pour ne pas tomber dans l’erreur que même un «amateur» ne pourrait faire. La preuve : le président de la FAF se demandait pourquoi la CAF a-t-elle pris en considération la date d’arrivée du dossier et non la date d’envoi à partir d’Alger ? Et c’est justement cette question qui donne une autre occasion aux détracteurs de la FAF de discréditer le football algérien. Le président de la FAF ignore bien les règlements et statuts de la CAF. Cela pourrait être compréhensible, mais ce qui l’est plus, c’est qu’il n’a certainement pas consulté des « juristes algériens », avant de réagir à chaud à ce rejet. L’article 18 des statuts de la CAF, intitulé : élection, majorité requise, vote 1, énonce dans son aliéna 6 que « les candidatures reçues après le délai prescrit (le cachet officiel de la poste du Caire faisant foi) feront l’objet d’un rejet automatique. Les candidatures doivent parvenir au secrétariat général sous pli recommandé, avec accusé de réception ou toute forme de courrier rapide ou express, le justificatif y afférent faisant foi ». Ce qui répond justement à la question « hâtive » du président de la FAF.


Comment on est-on arrivé là ?
Avant d’énoncer la genèse de l’affaire, il est d’importance de rappeler toujours ce fameux article 18 des statuts de la Caf qui, dans son aliéna 5, précise que « les noms des candidats au Comité exécutif de la CAF, et ceux des candidats au Conseil de la Fifa doivent être transmis par leur association nationale au secrétariat général de la CAF quatre-vingt-dix jours au moins avant la date du scrutin. Tous les membres sortants sont rééligibles sous réserve de l’application de l’article 22 parag 9 de ces statuts». Or, la FAF a attendu deux jours avant le dernier délai fixé par la CAF pour « désigner » son candidat alors qu’elle sait, en référence aux procédures bien connues, qu’elle pouvait le faire trois mois auparavant !
Il est utile de rappeler que l’Algérie avait perdu son siège au comité exécutif de la Confédération africaine de football occupé par l’ancien président de la FAF Mohamed Raouroua au cours des élections organisées lors de l’assemblée générale de la CAF le 16 mars 2017 à Addis-Abeba (Ethiopie). Depuis, la CAF a décidé des élections pour compléter le nombre des membres de son Comité exécutif par régions.
Ainsi, la FAF savait depuis fort longtemps que le dernier délai de réception des candidatures au niveau de l’instance africaine était fixé au 7 décembre dernier à minuit, le cachet de la poste du Caire faisant foi. Or, à la surprise générale, la réaction de la FAF a été beaucoup plus lente, trop lente même puisqu’il fallait attendre deux jours seulement avant cette date limite pour désigner son candidat aux élections. On évoquait auparavant la candidature du président de la FAF, lui-même, ce qui est logique, mais lui n’en voulait certainement pas, on avait alors cité le nom du président de la Ligue de football (LFP), Mahfoud Kerbadj, mais sa mésentente avec Zetchi n’était pas pour sa concrétisation. Par la suite, ce sont les deux vice-présidents Haddad et Ould Zmirli qu’on évoque.
Et c’est deux jours avant la date fixée que le nom d’Ould Zmirli est annoncé. Deux jours après, la « bombe » éclate : le dossier du candidat de la FAF n’est pas arrivé à temps à la CAF. La FAF dépêche son secrétaire général au Caire pour suivre le dossier. Mais, l’information du rejet probable circule avec insistance. Le président de la LFP, se trouvant au Caire pour une réunion de la CAF au moment où se déroulait le symposium sur le football algérien, a déclaré à son retour que « le dossier d’Ould Zmirli n’est pas arrivé dans le délai ». En d’autres termes, cela veut dire qu’il serait rejeté. Et lors de la réunion du bureau fédéral de la FAF, le président Zetchi a fustigé le président de la LFP pour ses déclarations allant jusqu’à lui demander s’il a des preuves sur ce qu’il avance…


La réaction du concerné
A la question de savoir à quel moment exactement il lui a été signifié qu’il est candidat pour représenter l’Algérie au bureau exécutif de la CAF, Ould Zmirli répond : « Ce fut exactement le 5 décembre aux environs de 13h30. Nous étions au Centre technique national de Sidi Moussa. Maintenant est-ce que le dossier a été envoyé le 6 ou le 7 décembre, c’est aux gens qui travaillent au secrétariat général d’y répondre…». Ould Zmirli fait remarquer que «c’est vraiment grave» avant de conclure en ces termes : «Eh bien, félicitations au Libyen, qui va gagner, sans batailler, et tant pis pour nous !». Aux dernières nouvelles, on apprend que le dossier devrait être récupéré au Caire, par un membre du Consulat d’Algérie dans la capitale égyptienne pour le faire parvenir au secrétariat de la CAF.
Et là, ça se complique au sujet de la responsabilité pour faire parvenir un simple dossier de candidature d’un organisme officiel à un autre autant officiel ! Enfin, et par ailleurs, on évoque même une Commission d’enquête pour déterminer le ou les responsables de cette « faute professionnelle grave ». Certains observateurs et spécialistes des coulisses du sport algérien en général et donc du football également estiment qu’il n’y aurai rien à attendre d’une telle commission car combien d’autres commissions ont été annoncées pour d’autres «scandales» sans qu’aucune d’elle aboutisse à un résultat.

 

Les candidats :
Zone Nord (1 poste) - candidat : Jamal El Jaafri (Libye)
Zone Ouest A (1 poste) - candidat : Augustin Senghor (Sénégal)
Zone Ouest B (1 poste) - candidat : Sita Sangare (Burkina Faso)
Zone Centre (1 poste) - Candidats : Patrice Edouard Ngaissona (RCA) et Pierre Alain Mounguengui (Gabon).

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