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jeudi, 20 avril 2017 06:40

Le nouveau sélectionneur de l’EN a animé sa première conférence de presse hier : Alcaraz face au « plus gros défi de sa carrière »

Écrit par Mohamed Touileb
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Le nouveau sélectionneur national, Lucas Alcaraz, a animé, hier à la salle des conférences Omar-Kezzal au Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa, son premier face à face avec la presse algérienne. Une entrevue en espagnol et quelques phrases en français à déchiffrer.

Son contrat, ses objectifs, son avis sur certains joueurs de son effectif ainsi que son implication dans le développement des différentes catégories de l’EN, tous ces points ont été abordés par le nouveau sélectionneur des Verts. En tout cas, il a reconnu qu’entraîner l’Algérie est l’« un des plus gros défis » de sa carrière. Morceaux choisis.

Tout d’abord, il y a lieu de noter un point très important. La communication n’était pas facile même en présence d’un traducteur. Habituellement, les coachs sont de la filiale francophone. Là, c’est la toute première fois qu’un technicien espagnol exerce en Algérie et s’adresse à l’audience dans sa langue natale.
Pour pallier cet obstacle, le coach des Fennecs envisage d’apprendre le français. La Fédération algérienne de football (FAF) mettra à sa disposition un professeur de français à Alger alors que le technicien andalou envisage de poursuivre ses cours de la langue de Molière lorsqu’il sera en Andalousie. L’initiative est louable car cela permettra à tout le monde de travailler en toute transparence et réduira considérablement la fâcheuse tendance d’extrapoler, de colporter ou faire des surinterprétations qui causent beaucoup de mal au « Club Algérie ». Ça c’était pour les rapports avec les journalistes.


Un contrat « objectifs »
Par ailleurs, pour ce qui est du contrat le liant à « El-Khadra », il est identique à celui signé par ses prédécesseurs. Il devrait courir jusqu’en 2019 et dépendra des résultats lors du tournoi continental prévu la même année au Cameroun. « Je me suis engagé pour un contrat de deux années avec l’objectif de qualifier la sélection à la CAN-2019 et atteindre le dernier carré de ce tournoi », révèle-t-il. Pas une clause sur la Coupe du Monde 2018 en Russie donc. Normal lorsqu’on sait que les coéquipiers de Riyad Mahrez sont mal engagés dans la campagne qualificative avec un groupe « B » que domine le Nigéria (6 points) suivi du Cameroun (2 points) alors que l’Algérie et la Zambie comptent tous deux une unité au compteur. La participation au Mondial n’est donc pas un objectif ou une condition pour aller au terme de la collaboration. Son « nous allons faire notre possible pour y aller » reste très vague et révélateur d’une semi-abdication.


Un œil sur le label local
Pour durer en Afrique, il faudra africaniser le jeu de la sélection trop européen car constituée majoritairement de joueurs évoluant à l’étranger. La fusion entre les éléments du cru et ceux ayant eu une formation à l’européenne serait, peut-être, une solution. Alcaraz a déclaré que sa « première mission consiste à mieux connaître les joueurs et le football algérien, pas uniquement à travers les professionnels qui évoluent à l’étranger, mais aussi à travers les joueurs locaux et les jeunes. Je vais d’ailleurs me déplacer à Oran, pour assister au match MC Oran - MC Alger, car il y aura probablement beaucoup de choses à voir» ajoutant qu’il va « bâtir une équipe même si la situation actuelle est mauvaise. Je compte construire une équipe qui tentera de gagner tous ses matches. Nous devons mettre l’envie, la conviction et le professionnalisme. Mon objectif est clair : se qualifier à la CAN 2019 tout en atteignant le dernier carré.» De toute façon, le parcours dans la messe continentale ne pourra être pire que celui réalisé lors de la défunte édition au Gabon.


Alcaraz – Brahimi : comme on se retrouve…
Côté effectif, le potentiel est là. Et l’ancien coach de Grenade CF le sait très bien pour avoir eu Yacine Brahimi sous sa coupe il y a 3 saisons. « À l’époque on avait un groupe composé majoritairement de joueurs étrangers. J’avais de bonnes relations avec tout le monde, y compris Brahimi, que je considère comme l’un des meilleurs joueurs que j’ai entrainés durant toute ma carrière. D’ailleurs, Brahimi a fait une excellente saison ce qui lui a permis de signer au FC Porto », se rappelle-t-il. Cette fois, c’est dans un autre cadre qu’il retrouvera son ancien protégé avec des regroupements entrecoupés alors qu’il l’avait au quotidien sous ses ordres. Une première expérience comme sélectionneur pour Alcaraz dont le choix n’avait pas trouvé l’enthousiasme des supporters ici en Algérie. «Je respecte l’avis de l’opinion. Vous savez, j’ai passé les dernières quinze années en poste, et ce, en drivant différentes équipes de première et deuxième divisions espagnoles. J’ai même entraîné en Grèce. J’ai 800 matches en Ligua. C’est une preuve que je connais bien mon métier. Maintenant, j’espère convaincre ceux qui ont critiqué mon choix », a tempéré le technicien de 50 ans. Lucide, il sait qu’il ne pourra gagner en crédibilité qu’en faisant de bons résultats avec les « Guerriers du Sahara ».


Il n’était pas le plan principal
Toujours avec sa désignation en lieu et place de Georges Leekens, Alcaraz a révélé qu’il n’avait « aucun contact avec la FAF durant ma présence à Grenade. Ce n’est qu’après mon départ que la Fédération algérienne de football m’a contacté. J’ai rencontré par la suite M. Zetchi pour approfondir les discussions. J’ai vite trouvé un accord dans une discussion fluide. » Voulant s’attacher les services d’un entraîneur ibérique, le boss de la balle ronde Dz a fini par se rabattre sur Alcaraz à défaut de choix. Surtout qu’il était pressé par le temps ayant promis de désigner un sélectionneur pour le 11 avril. La disponibilité d’Alcaraz sur le marché était une aubaine pour s’offrir les services d’un homme répondant au profil dressé au préalable. Alcaraz n’a pas trop chômé donc en voyant Zetchi lui confier les rênes de l’EN lui offrant l’occasion de diriger une sélection pour la toute première fois.
« Lorsque j’ai dirigé mon premier club de 2e division, je n’avais pas beaucoup d’expérience dans ce palier, et c’était la même chose lorsque j’ai pris mon premier club de première division, puis mon premier club étranger. Mais j’ai appris à chaque fois et je suis devenu meilleur avec le temps. Je reconnais que prendre les destinées de la sélection algérienne est, pour l’heure, le plus gros défi de ma carrière, mais comme cela a été précédemment le cas, j’espère apprendre vite, pour être à la hauteur», note Alcaraz. En effet oui, l’assimilation expresse est recommandée au moment où l’immédiateté des résultats est requise. 

Dernière modification le jeudi, 20 avril 2017 01:41

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