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mardi, 21 mars 2017 06:00

Rachid Sekak, ancien haut cadre de la Banque d’Algérie : L’endettement extérieur, «une nécessité qu’il ne faut pas diaboliser»

Écrit par  Fella Midjek
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L’Algérie peut lever entre 20 à 30 milliards de dollars à l’extérieur. C’est le potentiel que le pays possède pour répondre au remboursement d’une dette extérieure, a indiqué, hier à Alger, Rachid Sekak, expert en finances, invité des «Matinales» du Cercle algérien de réflexion autour de l’entreprise (CARE).


M. Sekak étaie son propos : soit l’Algérie passe par le recours à l’endettement extérieur, soit par le biais des investissements directs étrangers (IDE). Pour cet ancien cadre de la Banque centrale, dans le cas de l’Algérie, «l’endettement extérieur n’est pas un choix, mais une nécessité», car «le déficit financier est là», puisque «l’épargne a été consommée», a-t-il signalé, en faisant allusion au Fonds de régulation des recettes (FRR). A ce propos, il a souligné que «60 milliards (Mds) DA ont été monétisés» de ce fonds. Cet ancien cadre, qui s’est occupé du rééchelonnement de la dette extérieure qu’a contractée l’Algérie en 1986, estime que le pays a encore des «marges de manœuvre» importantes. Pour lui, «il ne faut pas diaboliser la dette». Pour attirer les IDE, il y a lieu de reconsidérer la question de la règle de partenariat 51/49 qui «n’a plus, de son avis, beaucoup de sens, non seulement sur le volet financier mais aussi technologique». Il a attiré l’attention sur le fait qu’il ne faut pas oublier qu’«il s’agit de reconstruire ex nihilo une base industrielle». En d’autres termes, «une nouvelle économie». L’expert financier prend comme point de départ l’année 2013, la dernière de l’embellie financière qu’a connue l’Algérie. Pour M. Sekak, tout le monde a focalisé sur les réserves de changes qui étaient de 194 milliards de dollars pour passer, en 2016, à 114 milliards, soit 80 Mds de dollars qui disparaissent en 3 ans. Le déficit budgétaire représente 15 à 16% du PIB (Produit intérieur brut) avec 26 Mds de dollars alors que les critères de Maastricht fixent la limite à 3%, a-t-il signalé. L’autre élément est l’augmentation de la quantité de la monnaie fiduciaire, ce qui, par ricochet, a conduit à l’augmentation de l’informel. Ce dernier représente, en termes de circulation de la monnaie fiduciaire hors circuit bancaire, environ 26, voire 27% du PIB et à 33% de la masse monétaire. Tous ces indicateurs démontrent que «l’ajustement structurel n’a pas eu lieu», l’ajustement de la balance de paiement à travers la politique des quotas et des licences d’importation n’a rien donné, selon ses propos, et le nouveau «modèle» économique n’est pas visible. Pour lui, le seul ajustement réalisé est celui de la Banque d’Algérie qu’il qualifie de «temporairement limité». Un fait est là, «le pays est en déficit de ressources et le restera probablement pour de nombreuses années», affirme-t-il.
Pour la révision totale du secteur bancaire
M. Sekak a estimé néanmoins que la trajectoire budgétaire sur trois ans (2017-2019), faite par la Task Force auprès du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, c’est du «bon travail». Par le passé, l’Etat a beaucoup dépensé dans les infrastructures et peu dans les entreprises, a-t-il noté. Pour la mise en œuvre de cette trajectoire, l’autre enjeu est dans le secteur bancaire, selon M. Sekak, qui considère que «la cause d’un tel problème n’est pas interne au secteur bancaire et financier, mais relève de la sphère des finances publiques». La réforme bancaire est nécessaire en définissant «clairement» la doctrine pour l’investissement dans le secteur. Dans ce sens, il s’interroge : «Est-ce qu’on est prêt à octroyer de nouvelles licences ? Dans quel cadre ? Et si la règle 51/49 continue d’être la règle, est-ce que le privé local aura accès aux 51% de parts du capital ?». Il a suggéré, entre autres, la «révision totale de la Gouvernance des banques publiques, un audit complet de cohérence puis un relâchement progressif du contrôle des changes» car «notre économie a beaucoup changé», relève-t-il. Pour cet expert, une libéralisation immédiate du change à terme pour les dettes et créances commerciales et pour quelques opérations du compte de capital est nécessaire. Il propose aussi la libéralisation des taux d’intérêt et de développer les modes de paiement pour réduire les paiements en espèces. Dans un contexte de rareté des ressources, comment mobiliser le potentiel du secteur bancaire et financier pour soutenir un secteur productif hors hydrocarbures ? s’interroge-t-il. La réponse, selon lui, face à la rareté de la ressource, il faudra soit réduire les dépenses, soit aller à la recherche de nouvelles ressources. Donc, soit recourir à la ressource locale, soit s’adresser à l’extérieur, c’est-à-dire l’endettement. Pour lui, l’Etat se fait des «illusions» en se basant sur le cours du baril de pétrole. Enfin, il estime que la chute des cours n’est pas à l’origine de la crise, mais l’a dévoilée.n

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