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mardi, 15 décembre 2015 21:28

Médias / Ricardo Gutiérrez en conférence à la Faculté de journalisme : « Le journaliste n’est ni juge ni policier »

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Le cycle de conférences programmé par le ministère de la Communication s’est enrichi hier par l’intervention de Ricardo Gutiérrez, secrétaire général de la Fédération européenne des journalistes.


Ce professionnel des médias, qui est également maître de conférences à l’Université libre de Bruxelles, a présenté une communication sur « la problématique de la déontologie, d’éthique et la responsabilité sociale des journalistes et des médias dans la modulation de l’opinion publique ».
Dans son intervention, M. Gutiérrez a insisté sur le rôle du journaliste et sa mission. « Le journaliste n’est ni juge ni policier » et « l’éthique et la déontologie doivent être des notions sacrées.
Le journaliste est responsable du recueil, du traitement et de la diffusion de l’information après vérification de la crédibilité de sa source, et ne devrait en aucun cas céder face à la pression de qui que ce soit », a-t-il expliqué. Certes, la conjoncture économique actuelle dans le monde fait que l’écrasante majorité des médias subit des pressions. « Ce qui est la plus dangereuse entrave pour la déontologie et le travail du journaliste, mais ne doit pas justifier son détachement de la déontologie dans son métier. »
Le conférencier a mis l’accent sur « le discours de la haine dans la presse et l’incitation à la violence et à l’extrémisme », tout en rappelant la mission et la responsabilité sociale et éthique du journaliste dans la lutte contre ce phénomène. Le conférencier cite l’exemple des derniers sujets inhérents aux scandales qui secouent l’opinion publique internationale, celui des réfugiés syriens, et le traitement de l’information dans les médias européens et la réaction des internautes sur les réseaux sociaux. Ce dernier aborde également l’impact des réseaux sociaux qui diffusent des informations qui restent toujours à vérifier par les journalistes. « La prolifération hasardeuse des médias et des discours incitant à la haine à travers les réseaux sociaux fait peur », a-t-il regretté. « Nous vivons dans un monde accablé par les discours de la haine et de l’extrémisme, un problème très préoccupant, d’où la problématique de la liberté d’expression qui remonte au-devant de la scène et la question qui se pose : est-ce que le discours de la haine fait partie de la liberté d’expression ? », s’est-il interrogé. Pour Ricardo Gutiérrez, il est du devoir des journalistes de dénoncer, de lutter contre « les propos haineux » qui deviennent un phénomène préoccupant. M. Gutiérrez a reconnu que « le respect de l’éthique et de la déontologie demeure à présent l’un des parents pauvres de la presse européenne », dont certains ont commencé à changer leur vision et leur regard vis-à-vis des questions des « réfugiés syriens et l’islamophobie en Europe », et leur devoir de lutter contre ces phénomènes à travers « la dénonciation des discours haineux et l’incitation à l’extrémisme ». « D’où viennent l’obligation de la vérification de l’information et de se détacher du sensationnalisme, et de se libérer de toute orientation sociale, culturelle ou politique afin de garantir sa crédibilité, seule arme du journaliste professionnel ». « Nous avons une obligation et un devoir d’informer les citoyens », a-t-il commenté.

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