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mercredi, 13 juin 2018 06:00

Entretien / M’hamed Cheikh, chargé d’affaires à l’ambassade de la RASD à Alger : «On est dans notre droit… on est confiants d’avoir gain de cause»

Écrit par Meriem Kaci
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Reporters : Mohamed Sidati a accueilli avec une grande critique l’amendement de l’accord d’associations entre l’Union européenne et le Maroc. Pour quelles raisons ?

M’hamed Cheikh : Absolument. L’adoption par la Commission européenne de deux propositions portant la modification des Protocoles
1 et 4 de l’accord d’association qui lie le colonisateur marocain à l’Union européenne sont conçues de manière à contourner les verdicts prononcés par la Cour de justice de l’UE qui a confirmé à deux reprises dans l’espace de deux ans que le Maroc et le Sahara occidental sont deux pays différents et que le Sahara occidental est un pays et territoire distinct du royaume du Maroc. Un verdict qui a été largement clair pour qu’il soit respecté et ne pas être enfreint par le colonisateur ou par l’institution européenne. Ce qui est à mon avis suffisant pour crier à la violation flagrante des décisions de la cour de justice européenne en incluant le Sahara occidental. Je dirai simplement que l’UE est dans l’obligation de respecter les décisions de la Cjue, car aucune activité économique ne peut être entreprise sur ce territoire sans le consentement du peuple sahraoui.

La Cjue impose à l’UE d’avoir le consentement de la population sahraouie pour tout accord incluant son territoire ; une procédure respectée si l’on croit la Commission européenne et le Service européen d’action extérieure qui confirment avoir mené un large exercice de consultation des populations du Sahara occidental…

Le peuple du Sahara occidental vit majoritairement grâce à l’aide humanitaire internationale. Cette population se trouve majoritairement dans les camps de réfugiés dirigé par son seul représentant légitime qui est le Front Polisario ; deux parties qui n’ont pas été sollicitées et avec lesquelles il n’y a pas eu de consultations ou concertations sur cet amendement conclu. Quant à nos compatriotes des territoires occupés, on sait dans quelle situation ils mènent leur quotidien et qu’ils font face quotidiennement à la répression des forces royales de Mohammed VI. Cet exercice de consultations n’est qu’un coup politique du roi Mohammed VI, pour légitimer l’amendement des accords commerciaux qui le lient avec son partenaire européen, piétinant ainsi pour la énième fois, le droit international et aussi européen.

Concrètement, que vont faire les Sahraouis maintenant d’abord à l’échelle de l’UE puis à l’échelle des instances internationales ?

Le Front Polisario va entamer les démarches adéquates auprès de la Cjue. On est optimistes et confiants d’avoir gain de cause parce qu’on est dans notre droit. D’ailleurs le Conseil de l’exécutif est resté distant par rapport à la décision de la commission de l’UE. Un fait qui nous laisse optimistes quant à l’obtention de nos droits légitimes.

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