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mardi, 30 octobre 2018 07:26

Une kamikaze rate son attentat, mais fait neuf blessés en plein de cœur de Tunis : Tunisie, le monstre djihadiste toujours là

Écrit par Hakim Laloui
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La Tunisie renoue avec les attentats. Hier, une femme s’est fait exploser en plein centre de la capitale, Tunis, causant la blessure de neuf personnes et provoquant un vent de panique.


La kamikaze a commis son acte « à proximité de voitures de police », sur l’avenue Habib-Bourguiba, principale artère du centre de la capitale tunisienne, a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Sofiène Zaag.
Le corps sans vie de la femme, âgée de 30 ans, a été observé sur place, alors que plusieurs ambulances et d’importants renforts de police sont arrivés sur les lieux et le secteur a été immédiatement bouclé, d’après la même source.
De nombreuses boutiques de cette avenue commerçante ont rapidement baissé leurs rideaux, dans une atmosphère chaotique, selon une journaliste de l’AFP.
L’avenue Bourguiba est l’une des artères les plus fréquentées de la capitale et, peu avant l’explosion, un groupe de personnes y manifestait pour protester contre la mort d’un jeune homme de 19 ans, la semaine dernière.
Dans une première réaction politique, le groupe parlementaire du parti islamiste Ennahdha a dénoncé une « lâche attaque » et appelé « tous les Tunisiens à s’unir pour faire face au terrorisme ».
Cet attentat est venu replonger la capitale tunisienne dans la peur après trois années de calme. En effet, il s’agit de la première opération du genre à être perpétrée à Tunis depuis l’attaque suicide du 24 novembre 2015, en plein centre-ville, un bus de la Garde présidentielle avait tué 12 agents. Cette attaque avait été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).
Durant la même année, exactement le 18 mars, Tunis avait été le théâtre d’un acte terroriste, lorsque deux hommes avaient ouvert le feu à l’arme automatique sur des touristes qui descendaient d’autocars pour visiter le musée du Bardo, avant de les pourchasser dans le bâtiment. Vingt-et-un touristes et un policier tunisien avaient été tués dans cet attentat également revendiqué par l’EI, tout comme l’attentat perpétré par un kamikaze, en juin de la même année, sur une plage et contre un hôtel près de Sousse (Est), qui avait coûté la vie à 38 touristes.
En mars 2016, des dizaines de djihadiste venus de Libye avaient en outre tenté, sans succès, de s’emparer des postes des forces de sécurité dans la région de Ben Guerdane (sud), près de la frontière libyenne. L’attaque avait fait 20 morts parmi les forces de sécurité et les civils. L’attaque n’avait pas été revendiquée.
Cette série d’attentats avait porté un coup dur au tourisme en Tunisie, secteur vital de l’économie du pays. Elle a également rendu fragile le processus démocratique, né de la Révolution de 2011 contre le régime de Zine El Abidine Ben Ali.
L’accalmie, qui s’est installée par la suite, a été perturbée par l’assassinat, en juillet dernier, de six membres des forces de l’ordre dans une attaque dans le nord-ouest du pays. Mais cela n’a pas empêché l’industrie touristique tunisienne de renouer avec l’embellie durant les deux dernières saisons avec, à la clé, une croissance locale raffermie.
L’état d’urgence reste toutefois en vigueur sur l’ensemble du territoire depuis l’attentat de novembre 2015, et la Présidence tunisienne a annoncé une nouvelle prolongation d’un mois le 5 octobre.

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