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lundi, 26 novembre 2018 06:00

Finance islamique : Le système plaide sa fiabilité vertement économique

Écrit par Bouzid Chalabi
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Le professeur et expert en finance islamique Christos Alexakis a ouvert les travaux de la seconde journée du Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique, qu’a abrité, du 24 au 25 novembre, le Palais de la culture Moufdi-Zakaria d’Alger. Il a, dès l’entame de son intervention, tenu à indiquer que «la finance islamique est un moyen efficace pour drainer des ressources bancaires à même de financer l’appareil productif d’un pays qui disposerait d’un tel mode de financement».


Mais, selon cet expert, sa mise en place a des règles à respecter «sans quoi les résultats escomptés ne seront pas atteints». Revenant sur le cas de l’Algérie, il dira : «Maintenant que l’arsenal juridique a été clairement défini dans ses moindres détails, il faudra relever les défis de lancement.» Christos Alexakis recommandera, pour cela, «de mener une large campagne de vulgarisation pour permettre aux personnes intéressées de prendre connaissance de tous les produits de la finance islamique et les conditions pour en bénéficier». Comme il a tenu à préciser dans son exposé que la finance islamique «c’est, en partie, un partage de risques». Et d’expliquer : «Les instruments de partage des risques, tels que la maharashtra et la mudharabah, devront faire l’objet d’une large campagne d’information pour mettre à l’abri de toute surprise les personnes intéressées par cette alternative au financement conventionnel.» L’expert a enfin indiqué qu’il serait utile de lever toute ambiguïté afin de booster le flux de dépôts de liquidités des particuliers. Toujours dans ce même ordre d’idées, Majed Gharsalli de la banque Zitouna, directeur en conformité chariaïque, a pris la parole pour présenter l’expérience tunisienne dans le domaine de la finance islamique. Il a signalé que l’introduction de la finance islamique reste tributaire «de la mise en place d’un cadre juridique et réglementaire complet et cohérent, tenant compte de l’ensemble des composantes du système financier en place». Comme il a tenu à faire savoir à l’assistance que «juste après l’introduction de la finance islamique en Tunisie, nous avons assisté à un véritable rush de dépôts de liquidités. C’est pour dire toute la confiance de la population dans ce mode de financement». De son côté, Khandy, experte sénégalaise, a dressé un tableau sur l’expérience sénégalaise en la matière. «Une étude de terrain, menée par le ministère de l’Economie solidaire et de la Micro-finance, a fait ressortir une méconnaissance par la population des produits de la finance islamique. C’est pourquoi nous avons décidé d’entreprendre une campagne de vulgarisation dans diverses provinces du pays». Cette dernière a par ailleurs indiqué qu’au Sénégal le micro-financement est accordé uniquement aux personnes désireuses de mener une activité productive. Après la présentation des expériences malaisienne et marocaine, c’est au tour du thème sur les conditions d’implémentation du takaful en Algérie que des intervenants ont fait leur exposé. Le directeur général de Trust Assurances Algérie a, pour sa part, tenu à rappeler dans son intervention que sa compagnie a été la première à mettre en place, en 2006, l’expérience Takaful Famille en Algérie.
Notons que deux autres thèmes étaient au programme de cette dernière journée du Symposium. Le premier a porté sur les produits bancaires et les instruments participatifs pour drainer de nouvelles ressources et contribuer au financement de l’appareil productif. Quant au second, il a porté sur les outils d’optimisation de la collecte et de la distribution de la zakat. Soulignons enfin que les recommandations issues de ce symposium n’avaient pas encore été communiquées à l’heure où nous mettions sous presse. n

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