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dimanche, 04 novembre 2018 06:00

Impôts : Appel à une fiscalité efficace et cohérente

Écrit par Bouzid Chalabi
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«Nous avons atteint les limites de réformes fiscales. Pour tirer notre économie vers le haut, il va falloir mettre en place un autre système fiscal plus efficace», estime le docteur en économie Abdelhak Lamiri. Ce dernier, qui s’exprimait lors d’un colloque national sur le thème «La fiscalité, un levier pour une bonne gouvernance, et un instrument de cohésion sociale», organisé hier à Alger par le Forum algérien pour la citoyenneté et la modernité (FACM), n’a pas caché son inquiétude sur le fait que le pays traverse une période de stagnation économique.


«Pour en sortir il faudra, entre autres, se rendre à l’évidence que la fiscalité, qui est un levier important de réalisation stratégique d’un pays, autrement dit un outil indispensable, est devenu inefficace chez nous», fait remarquer Lamiri, et «c’est pourquoi il faudra améliorer notre système fiscal». Ce dernier en a donné les grandes lignes, selon sa vision. «Il s’agira de mesurer la contribution des entreprises, de mesurer la satisfaction des personnes qui payent régulièrement leurs impôts, de fournir un effort en termes de sensibilisation, mais ce travail doit se faire de manière très méthodique. Et également améliorer les instruments du recouvrement de la fiscalité avec beaucoup de transparence.» Abdelhak Lamiri qui, par ailleurs, a modéré un panel sur «une fiscalité orientée vers l’investissement et le développement», a invité Nacéra Haddad vice-présidente du Forum des chefs d’entreprises, à prendre la parole. Cette dernière a, d’emblée, exprimé son approche pour ce qui concerne le faible nombre de PME par rapport aux pays voisins. En témoigne le rapport nombre d’entreprises par habitant, qui est de 22 entreprises pour 1 000 habitants, et de 6 pour 1 000 habitants dans certaines régions. «C’est pourquoi on observe une inertie frappante dans le pays», a-t-elle déploré. Et d’ajouter dans ce sens que «la création d’entreprise peut être facilitée pour peu que les porteurs de projets soient accompagnés financièrement en partie par l’argent issu de la fiscalité». Et à ce titre elle fera remarquer que les foyers fiscaux existent pour rendre plus important le volume du recouvrement fiscal. «Mais malheureusement de nombreuses taxes ne sont pas prélevées par les APC, alors qu’elles existent dans les textes de lois». Notons qu’auparavant, le président du Facm, Nordine Slia, a, dans son allocution d’ouverture des travaux, rappelé à l’assistance que «la fiscalité est un domaine qui intéresse au plus haut degré le citoyen surtout quand il estime que le montant de la fiscalité qui lui a été infligé est des plus injustes». Ainsi, il préconise à ce que l’«administration des impôts multiplie des actions d’information pour permettre au citoyen d’avoir une meilleure connaissance de l’appareil fiscal comme de comprendre comment se calcul le taux d’imposition». Nordine Slia a toutefois souligné que l’impôt est une obligation imposée par l’Etat au citoyen. Comme il a tenu à rappeler que «la fiscalité est facteur de stabilité économique et un instrument de cohésion sociale quand elle est appliquée de manière cohérente et harmonieuse».
Autre panéliste à s’être prononcé, Omar Denni, consultant en économie auprès de la Confédération générale des entreprises algériennes (Cgea). Pour ce dernier, «améliorer la fiscalité ordinaire passe par la mise en exploitation de tous les foyers fiscaux».
Et d’expliquer dans ce sens qu’«avec une augmentation du nombre de foyers fiscaux le recouvrement, et plus particulièrement le recouvrement à temps, devient un challenge qui s’appuiera, comme tous les arguments de bonne gouvernance et de modernité, très fortement sur l’outil informatique devenu indispensable». A propos du recouvrement, il a reconnu que des améliorations ont été enregistrées «mais cela reste insuffisant». Selon Denni «le recouvrement doit refléter le degré de cohésion sociale». Ce qui n’est pas tout à fait le cas actuellement, car il existe encore des irrégularités qui parfois poussent certains citoyens à devenir réfractaires à l’impôt.

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