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lundi, 10 septembre 2018 06:00

Politique de changes : Le dinar toujours bas

Écrit par Farid Messaoud
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La Banque d’Algérie a publié hier les cotations hebdomadaires des billets de banque et des chèques de voyage, valables à compter du  9 septembre 2018. Ainsi, la valeur du dollar est fixée à 116,32 DA à l’achat et 123,42 DA à la vente. Celle de l’euro est de 135,35 DA à l’achat et de 143,66 DA à la vente.

On peut constater une fluctuation erratique du dinar par rapport au billet vert et à la monnaie unique (zone euro) et un glissement, pas très prononcé, de la monnaie nationale par rapport aux cotations établies il y a une semaine, un mois ou une année. Sur la semaine allant du 2 au 8 septembre 2018, la valeur du dollar était fixée à 116,03 DA à l’achat et à 123,11 DA à la vente. Celle de l’euro était de 135,72 DA à l’achat et de 144,05 DA à la vente. Il y a un mois (cotation hebdomadaire du 5 au 11 août 2018), la valeur du dollar était fixée à 116,27 DA à l’achat et à 123,37 DA à la vente. La valeur de l’euro était de 135,10 DA à l’achat et de 143,39 DA à la vente. Il y a un an (du 10 au 16 septembre 2017), la valeur du dollar était fixée à 109,11 DA à l’achat et à 115,77 DA à la vente, alors que la valeur de l’euro était de 131,11 DA à l’achat et de 139,14 DA à la vente. Ainsi, le dinar a du plomb dans l’aile, n’arrivant toujours pas à se reprendre.
Pendant ce temps-là, le dollar et l’euro continuent leur bonne tenue. Faut-il se résigner à une chute continuelle et inéluctable du dinar ? Non, estiment des experts, pour qui la conjoncture économique, difficile du reste à gérer, ne doit pas servir d’excuse pour ne rien faire. La Banque d’Algérie, censée veiller à ce que la monnaie nationale ne perde pas beaucoup de sa valeur, affirme faire son travail correctement en essayant de défendre une politique de change qui tient compte de l’environnement économique, fait de difficultés, et de réserves de change qui s’érodent, dans un pays qui ne compte que sur ses ressources en hydrocarbures. Les prix du pétrole baissent et c’est tout l’équilibre financier du pays qui vacille, tout ne tient qu’à un fil, finalement. La crise a d’ailleurs démontré la vulnérabilité de l’économie du pays. L’effondrement du prix du pétrole à partir du deuxième semestre de 2014, s’est traduit, en 2015, par un déficit du compte courant extérieur équivalent à 16,4% du PIB et un déficit budgétaire de 15,3% du PIB.
Cette forte détérioration de l’un des principaux fondamentaux de l’économie nationale, en contexte de différentiels d’inflation et de productivité défavorables et de nécessaire maintien de la dépense publique à un niveau élevé, pour soutenir la croissance et l’emploi, a entraîné une dépréciation du dinar, en moyenne annuelle, de 19,8% vis-à-vis du dollar et de 4,07% par rapport à l’euro, entre 2014 et 2015, en tenant compte de l’évolution des cours de change entre le dollar et l’euro sur les marchés internationaux. Du point de vue de la Banque centrale, face au choc externe (baisse des cours du brut) de grande ampleur et durable, le taux de change du dinar a joué, dans une large mesure, son rôle «d’amortisseur, en l’absence de consolidation budgétaire».
Dans un contexte de quasi stabilité des cours de change euro/dollar sur les marchés internationaux de change entre juin 2016 et juin 2017, le second semestre de 2016 et le premier semestre de 2017 ont connu une relative stabilisation du cours de change du dinar vis-à-vis des deux principales monnaies de règlement de l’Algérie, avait expliqué, récemment la banque des banques.n

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