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Chroniques

Chroniques (40)

Au nom d’une conception étriquée de l’engagement de l’écrivain, la littérature a connu par le passé maints procès en sorcellerie. Littérature engagée ? Ecrivain engagé ? Par quels temps, quels contextes ?

On attendait le roman sur les évènements qui ébranlèrent l’Egypte de Moubarak en 2O11. Sans surprise, c’est Alaa El Aswany, auteur du fameux «Immeuble Yacoubian» (2006), qui vient de le signer. Son dernier roman, ayant pour titre original en arabe «Al-Goumhouria ka’enna» (La République comme si), est en fait déjà paru à Dar Al-Adab, à Beyrouth, en 2017. En France, il vient de paraître récemment sous le titre «J’ai couru vers le Nil» aux éditions Actes Sud. En Egypte, le livre était frappé d’interdiction de publication… Alaa El Aswany n’est pas seulement romancier, c’est aussi un commentateur engagé et acerbe de la vie politique de l’Egypte.

La grande aventure du pétrole a débuté à Titusville, sur les bords de l’Oil Creek, en Pennsylvanie. Dans la nuit du 27 août 1859, d’un puits foré par un certain colonel Drake, le pétrole s’est mis soudain à jaillir.

Nos lectures/relectures d’été prennent fin cette semaine. Pour clore ce florilège de romans, Nadine Gordimer, une grande dame de la littérature sud-africaine, Prix Nobel de littérature en 1991, proche de Mandela, qui disséqua avec une précision chirurgicale l’hypocrisie des bonnes consciences durant le régime de l’Apartheid. Et puis un héritier inattendu du vieil Homère qui s’est épanoui au « pays des aigles», l’Albanie. Chacun par son écriture s’est confronté à l’injustice et ses livres furent un moment de respiration et une prise de parole au nom des démunis. Par la force de la littérature.

Dix ans d’absence. Dix ans de nostalgie. Et de présence non démentie par-delà la mort et l’oubli. 2008, c’est dix ans depuis sa mort et c’est aussi son année. L’année de l’homme au feu lyrique. Dans notre dernière chronique, nous évoquions ce moment commémoratif. Nous y revenons. 2018, année de l’inoubliable Mahmoud Darwich trop tôt disparu auquel les hommages sont encore rendus à travers le monde. Et c’est aussi l’occasion de nouvelles publications posthumes du poète et de son parcours.

Nos lectures/relectures d’été de cette semaine sont palestiniennes. Au sommaire, le désormais manifeste classique, «Indignez-vous» de Stéphane Hessel et de ses courageuses positions à propos du drame palestinien, en passant par «Vomito Blanco», l’essai précurseur d’Abdelkébir Khatibi, à «Jours tranquilles à Ghaza», la chronique édifiante de la vie courante dans cette « prison sur la mer» et, au passage, une re-visitation d’un épigramme de Voltaire et quelques fortes réflexions de Régis Debray... Et comment ne pas conclure ce périple palestinien par quelques vers de Mahmoud Darwich qui nous a quittés il y a dix ans, un 9 août 2008.

Pour lecture ou relecture d’été, deux récits d’apprentissage. Un genre littéraire qui a acquis ses lettres de noblesse depuis fort longtemps. Pour rappel, l’emblématique récit «Enfance », de Léon Tolstoï. Dans cette chronique, il s’agit du « Gone du Chaâba » (Seuil, Collection Points Virgule, 1986) de Azouz Begag et «Regard blessé» (Gallimard, 1987). Deux cheminements singuliers dans des contextes différents mais réunis par le regard d’enfant qu’ils portent sur le monde, ses arcanes et ses douloureuses vérités.

Poursuivons nos lectures d’été en revisitant les œuvres et les titres phares de deux auteurs dont l’empreinte s’est faite sentir avec force dans les lettres arabophones et dont le retentissement a dépassé les limites du « monde » arabe. L’un a obtenu le Nobel de littérature et le nom de l’autre fut par maintes reprises murmuré. Il s’agit de l’Egyptien Naguib Mahfoud (1911-2006) et du Soudanais Tayeb Salih (1929-2009).

Il est sûrement des lectures d’été plus reposantes. Mais peut-on échapper à notre temps, ses dures réalités, ses injustices et ses massacres ? La Palestine est devenue la métaphore d’un rêve impossible... D’autres causes ont pu triompher, des peuples ont retrouvé la liberté. Pour les Palestiniens, enfermés dans Gaza, dans les camps de réfugiés, dispersés de par le monde, floués par des promesses laxistes ou mensongères, les trahisons arabes, « la terre est étroite ».

Le 11 septembre1973, durant le coup d’Etat conduit par le général Pinochet contre le gouvernement légal du Président socialiste Salvador Allende, le chanteur Victor Jara, icône révolutionnaire, était arrêté et torturé à l’Estadio Chile (aujourd’hui Estadio Víctor-Jara) puis à l’Estadio Nacional où, comme de nombreux Chiliens de gauche, il sera assassiné. Une atroce boucherie.

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