Le prochain scrutin de présidentielle commence déjà à inciter les candidats pour le poste suprême, celui de président de la République.
Selon le règlement en vigueur, la déclaration de candidature doit être déposée au plus tard dans les 45 jours suivant la publication du décret présidentiel et la convocation du corps électoral. Durant ces jours, l’on verra ceux qui ont choisi de jouer le jeu.
Déjà une vingtaine de candidats à la candidature ont retiré les formulaires officiels pour recueillir les signatures exigées par la loi.
A part un nom ou deux de candidats, susceptibles de jouer les premiers rôles, les autres sont d’illustres inconnus en quête d’une éphémère notoriété ou à la recherche d’une tribune d’expression le temps d’une campagne.
Cette étape, devenue classique et qui a montré, durant la dernière tentative avortée de l’élection présidentielle du 4 juillet, des images dignes des grands films burlesques avec des personnages plus éligibles à l’asile psychiatrique qu’au palais d’El Mouradia, est à suivre scrupuleusement.
C’est l’un des éléments déterminants d’une élection à propos de laquelle le commun des Algériens est en attente de communication, voire d’assurance. Les candidatures plus « sérieuses » donneront un surplus de crédibilité à une opération qui intervient dans des conditions difficiles.
Il n’est guère évident d’organiser un suffrage alors qu’une partie des Algériens est dans la rue chaque vendredi, scandant « non aux élections avec la issaba ! » (la bande). Il sera, en effet, laborieux pour un candidat de s’engouffrer dans la bataille, celle de vendre son programme à l’électeur potentiel, notamment dans une conjoncture politique particulièrement sensible. Une situation où même des ministres dans l’exercice de leurs fonctions ont des difficultés à aller vers le public. L’étape du dépôt des dossiers et celle de la délibération du Conseil constitutionnel sur la validité de la candidature seront à suivre. Ce seront celles qui détermineront, en grande partie, le rendez-vous du 12 décembre.