Le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, en visite à Tamanrasset, en 6e Région militaire, a fait savoir que l’Algérie risquait un « complot » n’était la stratégie efficiente élaborée pour y faire face.

« Nous savions, dès le début de la crise, qu’un complot se tramait en secret contre l’Algérie et son peuple, nous avons dévoilé ses tenants et aboutissants au bon moment, de même que nous avons élaboré une stratégie efficiente exécutée par étapes, conformément à ce que nous permette la Constitution et les lois de la République », dira le chef d’état-major. « Nous avons fait face à ce dangereux complot, qui visait à détruire notre pays, et le Haut-commandement de l’Armée nationale populaire a décidé, de par sa responsabilité historique, de faire face à la bande et faire avorter ses desseins abjects », ajoutera-t-il. Après la convocation du corps électoral et la désignation du jour du vote, le premier responsable de l’Armée a tenu à rappeler les dernières dispositions relatives à l’élection présidentielle. « Il n’y a aucun doute que l’une des pierres solides avec laquelle sera bâti ce rempart démocratique escompté, consiste en ce riche bilan issu de la tenue du Conseil des ministres, en date du 9 septembre 2019, sous la présidence du Chef de l’Etat Monsieur Abdelkader Bensalah, lequel a examiné les textes des deux lois portant création de l’Autorité nationale indépendante des élections et modification de la loi organique relative au régime électoral », soulignera Gaïd Salah. Concernant l’organisation du scrutin, Gaïd Sallah rappellera que « la convocation du corps électoral en date du 15 septembre courant détermine, comme chacun le sait, et de manière formelle et catégorique, la date de cette importante échéance électorale, soit le jeudi 12 décembre 2019 ». Ajoutant que « toutes les conditions propices à la tenue de cette échéance électorale, dans un climat de confiance et de transparence ont été réunies». Gaïd Salah a indiqué à cet effet que, désormais, il n’y a pas lieu de remettre en cause le processus électoral engagé. « Il n’y a pas lieu, pour quiconque, de chercher des faux prétextes pour remettre en cause l’intégrité du processus électoral ou l’entraver. En effet, ces deux lois, qui ont été approuvées, auront un rôle central dans l’organisation du processus électoral et sa réussite, conformément aux revendications populaires. Ces lois feront ainsi office de voies éclairées, qui mèneront vers la réussite escomptée dans ce domaine », dira-t-il.
Des instructions restrictives
Comme à l’accoutumée lors de ses discours devenus réguliers, Gaïd Salah n’a pas hésité à avertir « certaines parties parmi les relais de la bande, aux intentions malveillantes » qui « font de la liberté de déplacement un prétexte, pour justifier leur dangereux comportement qui consiste à créer tous les facteurs qui perturbent la quiétude des citoyens, en drainant chaque semaine des citoyens issus de différentes wilayas du pays vers la capitale, afin d’amplifier les flux humains dans les places publiques avec des slogans tendancieux qui n’ont rien d’innocents que ces parties revendiquent. Leur véritable objectif, estime-t-il, « est d’induire l’opinion publique nationale en erreur avec ces moyens trompeurs pour s’autoproclamer fallacieusement comme les porte-voix du peuple algérien ». A cet effet, Gaïd Salah dit avoir donné des instructions à la Gendarmerie nationale « pour faire face avec fermeté à ces agissements, à travers l’application rigoureuse des réglementations en vigueur, y compris l’interpellation des véhicules et des autocars utilisés à ces fins, en les saisissant et en imposant des amendes à leurs propriétaires ». Des mesures restrictives qui ne manqueront pas de susciter des interrogations sur la circulation des personnes garantie par la Constitution et les lois de la République

Un vendredi tendu
Ce vendredi 20 septembre s’annonce particulièrement chaud. Le premier après la convocation officielle du corps électoral et le lancement de la machine électoral. Ce 31e vendredi depuis le déclenchement des contestations populaires, exigeant le changement et refusant le « fait accompli », devrait constituer un véritable thermomètre pour mesurer l’atmosphère et les différentes positions de ceux qui refusent de s’insérer dans le processus électoral pour a Présidentielle, un thème au cœur de la crise politique actuelle. Les différentes arrestations de certains animateurs du Hirak, intervenus récemment, ne sont pas pour arranger les choses dans une conjoncture pré-électorale qui requiert davantage de détente. Les contestataires seront à l’évidence au rendez-vous pour exprimer la position du Hirak concernant une consultation présidentielle qui engage l’avenir du pays.