Programmé dès la semaine prochaine par la galerie Le Paon, du centre des arts de Riadh El feth (OREF), l’exposition de peintures intitulée «Convergence», prévue du 21 septembre au 20 octobre, sera l’occasion de mettre en avant le travail « très recherché » de l’artiste Mohamed Krour.

Plasticien, notamment connu pour sa peinture porteuse d’une forte symbolique, d’un profond encrage dans la culture algérienne et africaine, et qui lui a notamment valu de décrocher, en 2016, le premier prix des festivals des écoles d’arts et des jeunes talents, à Mostaganem, et le 3e prix Ali Maâchi en 2017. L’exposition qui met en avant un artiste peintre «à la touche particulière», souvent très riche en symbolique, évoquant la philosophie, les religions, les mythes, mais aussi les cultures amazigh et africaine, au travers, notamment, d’une large utilisation de la calligraphie. La galeriste et organisatrice de l’exposition, Amel Mihoub, nous précise à ce propos que « Mohamed Krour fait partie des artistes dont les œuvres sont le résultat d’un travail de recherche poussé (…) il a notamment étudier différents dialectes, s’est intéressé aux langues africaines, aux philosophies… et c’est tout cela que l’on retrouve dans ses toiles où la calligraphie est très présente ». Artiste, qui donne ainsi à découvrir des toiles fruit de sa formation académique à l’Ecole des Beaux-arts de Sidi Bel Abbes, mais aussi de son implication dans le milieu associatif, notamment l’association el Basma.
La note présentant ce rendez-vous précise ainsi que que l’artiste – représentant aujourd’hui la nouvelle génération de plasticiens – a été initié par des maitres tels que le regretté Nouri Draâ, ou le professeur Belkhorissate Abdelkader. L’évènement est, par ailleurs, le premier rendez-vous de l’artiste avec son public, dans une exposition personnelle organisée par une galerie privée. Le travail de Mohamed Krour, a néanmoins été montré lors de plusieurs événements, notamment à Alger au Palais des Raïs. Il exposera un peu moins d’une trentaine de toiles, qui nous montrent également, sur un autre plan, l’évolution du travail, et du regard de l’artiste.
Mohamed Krour s’était, pour rappel, fait connaitre par style un semi-figuratif, il a souvent représenté des silhouettes ou personnages de femmes, portant des haïks ou des voiles traditionnels, où encore montré des ruelles et des zaouïas «restituant notre propre reflet à travers le temps». Il apparaît aujourd’hui au travers des quelques toiles de la nouvelle exposition mises en avant par la galerie, que l’artiste a évolué vers un style peut-être plus «profond», plus «recherché» : l’une des toiles laissant apparaitre une utilisation de calligraphies pour former des personnages, une autre, une symbolique rappelant des mythes avec un style fait de contrastes de lumières et de couleurs, ou encore une utilisation de techniques donnant l’impression de relief.
La galerie Le Paon donne rendez-vous au public le samedi 21 septembre à partir de 15 h pour le vernissage, en présence de l’artiste.n