Les semaines à venir seront à n’en plus douter cruciales pour l’avenir de la crise politique qui bloque toujours le pays. La question de l’élection présidentielle, visiblement acté après notamment le vote par le Parlement des lois encadrant le scrutin, devrait être au cœur de l’intérêt des Algériens dans les prochains jours. Il est devenu parfaitement clair qu’il y a volonté manifeste d’aller vers le vote seule possibilité pour dépasser la crise et accéder à une phase considérée par certains comme la plus cruciale pour accélérer le changement. Sur un plan purement pratique, il reste néanmoins très difficile de tenter des pronostics. Comment vont réagir les adversaires de cette option dès lors que le corps électoral sera convoqué par le chef de l’Etat par intérim ? Les Algériens qui sont favorables pour le scrutin dans les conditions actuelles seront-ils en mesure de jouer le jeu tout en ignorant la réalité de l’autre partie ? Bien malin celui qui possède les véritables réponses à ces questions notamment dans une conjoncture d’instabilité et où les événements ont tendance à s’accélérer. Il reste incontestable que le défi sera irrémédiablement de convaincre les récalcitrants que l’élection est la solution à l’impasse et qu’un scrutin présidentiel ne signifie point un retour à la case départ. Cette mission est continuellement dévolue à ceux qui estiment que seul un président de la République, bénéficiant de la légitimité populaire, pourrait entamer la période de transition d’un système à un autre et ce dans des conditions moins cahotiques. Mais en l’absence de confiance, traditionnellement systématique en Algérie, les adversaires d’une élection dans les conditions présentes feront tout pour empêcher l’activation d’un processus qui pourrait vite les déborder. Le mouvement de contestation populaire continue à sortir dans la rue pour exprimer son refus du changement factice.
Pour le trentième vendredi d’affilée, le Hirak a marqué sa présence.
Et maintenu le défi pour une incontestable solution.