Les représentants du gouvernement rwandais et de la Fédération de cyclisme ont déposé hier matin auprès de l’UCI leur candidature pour l’organisation des championnats du monde de 2025. C’est David Lappartient qui les a accueillis au siège de l’UCI à Aigle en Suisse où ils ont pu faire valoir leurs arguments. Ce n’est évidemment que la première étape d’un long processus qui devrait déboucher sur l’annonce officielle dans un an, en marge des championnats du monde 2020. Lors de sa campagne pour la présidence de l’UCI il y a deux ans à Bergen, David Lappartient avait fait de cette organisation d’un Mondial sur le continent africain l’une de ses promesses électorales.
Le dossier rwandais a en effet de quoi séduire grâce notamment aux dix années d’expérience du Tour du Rwanda (classé en 2.1 comme l’historique Tropicale Amissa Bongo au Gabon) mais grâce aussi au développement du cyclisme auprès des jeunes rwandais à travers à une vraie politique de formation engendrée par l’ancien champion américain Jonathan Boyer dans les années 2000 et qui se poursuit aujourd’hui au sein même de la
Ferwacy, la fédération rwandaise de cyclisme.
Pierre angulaire du cyclisme africain
Son président Aimable Bayingana est ainsi devenu au fil des ans la pierre angulaire de l’évolution du cyclisme en Afrique, qui lui a valu d’être élu à la tête de l’Union francophone de cyclisme l’an passé, qui regroupe plus d’une trentaine de fédérations nationales où est parlé le français.
Dans l’attente d’autres éventuelles candidatures de pays africains, le Rwanda s’est clairement positionné hier pour devenir le premier pays du continent à accueillir les championnats du monde. Les épreuves devraient selon toute vraisemblance, même si rien n’est encore officiel, se dérouler dans les rues de la capitale Kigali, où il n’existe quasiment aucune portion de plus de cinq cents mètres de plat.<