Le long-métrage de fiction « Papicha », de la  réalisatrice Mounia Meddour, a décroché, dans la soirée de dimanche dernier, trois prix majeurs du 12e  Festival du film francophone d’Angoulême (France), en l’occurrence «le Valois» du public et celui du scénario, alors que « le Valois » de l’actrice est revenu ex-aequo à Lina Khoudri et à la Française Nina Meurisse, annonce l’équipe du film. Ovationné lors de sa présentation en avant-première lors du dernier Festival de Cannes, en mai dernier, d’une durée de 90 mn, « Papicha » revient sur le quotidien de jeunes femmes en Algérie dans les années 1990, à travers l’histoire d’une étudiante vendant ses créations de haute couture dans les boîtes de nuit pour se lancer comme styliste. Le casting du film réuni entre autres Shirine Boutella, Amira Hilda  et Samir El Hakim. Ils se sont notamment fait remarquer à Cannes en arborant sur le tapis rouge les fameux pins « Yetnahaw ga3 ». La réalisatrice algérienne avait notamment déclaré, lors de la présentation du film à Cannes, que  «c’est un film d’une dimension universelle qui porte sur la pulsion de vie. On est sur un personnage qui n’a pas peur et qui veut avancer dans la vie malgré le danger. Pour moi, c’est typiquement la réaction des gens qui peuvent dans des situations assez difficiles perdre la vie du jour au lendemain». Pour rappel, le film «Papicha» a été sélectionné pour représenter l’Algérie aux Oscars 2020 pour le prix du Film international (anciennement Film en langue étrangère), par le comité de sélection algérien chargé par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences (AMPAS) de désigner son candidat en course pour la statuette dorée. C’est le 13 janvier prochain que sera révélé si le film algérien a réussi à se hisser dans la short-list des nominations aux prochains Oscars, dont la cérémonie officielle aura lieu le 9 février 2020.

«Les Hirondelles de Kaboul» remporte le « Valois » de diamant
Le jury de ce festival, qui s’est tenu du 20 au 25 août, a  également attribué le Grand prix du Festival, le « Valois » de diamant  au film «les Hirondelles de Kaboul », une adaptation du roman éponyme du célèbre écrivain algérien Yasmina Khadra,  coréalisé par les Françaises Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec.
Ce film également présenté lors du dernier Festival de Cannes fait coup double avec le «Valois» de la musique qui revient à Alexis Rault, compositeur de la musique «les Hirondelles de Kaboul». Ce drame d’animation, avec les voix de Simon Abkarian, Zita Hanrot et Swann Arlaud, aborde le destin d’un jeune couple, Mohsen et Zunaira, qui s’aiment profondément dans le Kaboul en ruines, occupé par les talibans en 1998. En dépit de la violence et la misère quotidiennes, ils veulent croire en l’avenir. Un geste insensé de Mohsen va faire basculer leur vie.
Lors de sa présentation, les critiques ont relevé le talent des réalisatrices qui ont présenté une œuvre surprenante, où «elles rendent  hommage à ces combattants contre l’obscurantisme, tout en préservant le spectateur d’une violence trop brutale grâce à la poésie des dialogues, à la légèreté suggérée des tons pastels et la douceur des visages tout juste esquissés ».