C’est demain que l’université d’été du mouvement de la société pour la paix (MSP) s’ouvre à Boumerdès. Cette manifestation annuelle du parti, qui s’étalera jusqu’au 29 du mois en cours, a choisi pour thème cette année «l’évolution au sein des partis et des organisations de la société civile». Contacté par nos soins, le responsable de la communication de ce parti, Abdellah Benadjemia, explique que «cette année, notre université d’été est dédiée à la formation». En ce sens qu’il s’agit pour cette formation islamiste «de former au mieux ses militants de manière à les adapter aux situations politiques à venir à l’aune des nouveaux développements intervenus sur la scène politique nationale. D’améliorer les programmes, les politiques et l’éthique partisane pour préparer les directions du parti dans ce cadre» explique à ce propos Benadjemia. Mais, au-delà des aspects liés à la formation partisane, ce qui est principalement attendu est le positionnement du MSP par rapport au panel de Karim Younes. En effet depuis l’émergence de l’initiative d’un dialogue sous la houlette du panel en question, le parti de Abderezak Makri s’est muré dans un silence assourdissant, refusant tout positionnement. Contacté par nos soins, un des membres de la direction, Nacer Hamdadouche, a expliqué à Reporters l’impossibilité pour l’heure de se positionner par rapport au panel «puisque les choses ne sont pas claires pour le moment». Benadjemia a expliqué que le président du MSP aura à ouvrir l’université d’été à travers un discours liminaire et exprimer les positions politiques du parti. Makri soutiendra-t-il le panel de Karim Younes ? Aucun élément de réponse ne permet de répondre par la positive pour l’heure. Et il faut certainement attendre son allocution à ce propos. Mais quoi qu’il en soit, le leader du MSP s’est de tout temps dit favorable au dialogue pour peu que ce dernier «soit établi dans la transparence la plus totale». C’est ce qu’il a déclaré lors de la dernière réunion du Front du changement, où il a considéré que « le dialogue est un passage obligé pour toute option sérieuse de sortie de crise». En effet, Makri avait plaidé en faveur de « l’ouverture d’un dialogue sérieux et serein pour revenir au processus électoral en vue de construire une Algérie nouvelle et introduire des réformes en profondeur ». A ses yeux, il est dans tous les cas de figure impératif de « créer une autorité nationale qui supervisera le processus électoral et la révision du régime électoral pour organiser l’élection présidentielle dans des délais raisonnables, et choisir un président de la République légitime en mesure de concrétiser le changement escompté ». Le président du Mouvement de la société pour la paix a estimé que « le moment est venu de cristalliser une vision commune concrétisant la transition démocratique réussie », soulignant que « la plupart des acteurs sont convaincus que la consécration de la démocratie et la réalisation des profondes réformes constitutionnelles interviendront après l’élection présidentielle dans des délais courts et raisonnables».