Filali Ghouini, le secrétaire général d’El Islah, affiche sa disposition et sa disponibilité à prendre part au dialogue et à l’aboutissement du processus enclenché par le panel de Karim Younès. Contacté par nos soins, il a, d’emblée, estimé que l’initiative est à même de constituer «une véritable solution politique et une étape pour le règlement de la crise». «Nous sommes prêts et disposés à accompagner l’instance nationale de dialogue et de médiation», a-t-il enchainé tout en appelant à une «large participation au dialogue, où l’ensemble des composantes de la société aura la possibilité d’exprimer ses visions». «Nous disons qu’il est impératif d’aller vers un consensus national autour d’une démarche commune à travers le dialogue, avec la participation la plus large possible des acteurs de la scène politique», a indiqué Ghouini tout en soutenant qu’«il n’y a aucune autre issue à la crise que le dialogue. C’est pour cela qu’il faut lui accorder la plus grande importance et veiller à sa réussite». Dans ce cadre, il soulignera l’impératif d’aller à l’essentiel dans le processus de dialogue, qui se décline selon lui par le fait «d’aborder les sujets les plus importants, en premier lieu la mise en place des conditions nécessaires pour l’organisation du prochain rendez-vous électoral présidentiel». A ce propos, le premier responsable du parti se dit satisfait du déploiement du panel sur le terrain, tout en estimant qu’il faut garder les yeux rivés sur l’élection présidentielle, comme ultime recours à l’actuelle crise qui traine en longueur. «Le dialogue doit déboucher sur un scrutin présidentiel», a insisté Ghouini, pour qui la prochaine présidentielle «donnera un nouveau président de la République à qui seront confiées les missions et les prérogatives que lui confère la Constitution. Il sera question d’un président qui satisfera toutes les revendications légitimes du peuple algérien pour, en définitif, la consécration, sur le terrain, d’un Etat de droit». A propos des poursuites judicaires dans les affaires de corruption, le premier responsable du mouvement El Islah affiche sa grande satisfaction à ce propos tout en appelant «à prendre le temps nécessaire pour le traitement de tous les dossiers de manière légale et équitable». «La justice doit être rendue dans le cadre du respect des lois de la République et dans le cadre du respect de la présomption d’innocence » insiste-t-il à ce propos. Il ne manquera pas de se dire préoccupé par la situation des milliers de travailleurs qui se retrouvent sans salaire en raison de l’incarcération des patrons de grandes entreprises. Il sollicite l’intervention des pouvoirs publics aux fins d’examiner la situation «des travailleurs et salariés des entreprises dont les propriétaires se trouvent actuellement en prison pour des affaires de corruption».