Quel bilan peut-on faire du Festival du raï qui vient de se terminer ? Dans l’appréciation de cet événement artistique, il y a du bon et du mauvais. Mais il y a surtout la certitude que c’est un moment unique qui, pendant cinq jours, a sorti la ville de sa léthargie. 

Cinq jours durant, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes ont assisté à des soirées musicales dans la salle de spectacle de la Maison de la culture Kateb-Yacine et  vibré au rythme de la chanson raï. 
Les familles qui ont assisté aux soirées ont émis le souhait que les organisateurs prolongent la durée du festival et programment des stars de la chanson raï, en plus de tenir les soirées au stade, comme cela a été le cas lors des précédentes éditions, afin d’avoir plus d’espace et permettre à tous les fans de la chanson raï d’y assister. Les chanteurs qui se sont produits sur scène et le groupe de musiciens qui les accompagnaient ont réussi à séduire le public, estime-t-on.

Hakim Salhi : un album en préparation 
Participant à toutes les éditions du Festival national du raï, la star de la chanson raï dira avoir été émue par l’accueil chaleureux auquel son public l’avait habitué et avec lequel il aurait souhaité passer plus de temps. «C’était un grand plaisir pour moi d’avoir partagé la joie des spectateurs», auxquels il promet de donner plus les prochaines éditions si l’occasion se présente à lui. « La chanson raï a sa place qu’on le veuille ou pas », soulignera le raiman, précisant que cette dernière a fait le tour du monde.
Pour ce qui est des nouveaux produits, le chanteur révèle la réalisation d’un album de 14 chansons, dont 6 en clips, une chanson sur la situation socioprofessionnelle de l’artiste algérien et une autre en hommage à sa mère et sa fille, défuntes. «Je chante le réel de notre vécu et je chante aussi  l’amour.»
Cheb Ryad Naam, cheb Kader Sghir et chaba Fati, des jeunes   talents,  qui ont, participé aux éditions précédentes, ont offert à l’assistance un récital musical puisé des répertoires des stars de la chanson raï et du patrimoine culturel. Ils ont été appréciés par le public qui les a applaudis et a dansé au rythme de la musique.   

Echec de l’appel au boycott du festival  
Les facebookeurs qui avaient appelé au boycott de la manifestation culturelle n’ont pas trouvé d’écho, bien au contraire, le large public ayant assisté à l’événement musical depuis l’ouverture jusqu’à la nuit de sa clôture, en fait foi. Un avis partagé par les organisateurs, les spectateurs et les journalistes qui ont couvert la manifestation culturelle. Les Bélabbessiens, amateurs de chanson raï, étaient impatients de rencontrer leurs chanteurs préférés.
Le Festival national du raï a ranimé la ville de Sidi Bel Abbès pendant quatre nuits.  Après sa clôture, c’est le retour au point mort et à l’ennui des familles qui attendent des initiatives pour d’autres activités culturelles, afin de les sortir de la morosité et l’oisiveté.  

Le commissaire espère un avenir prometteur à court terme
La restriction budgétaire a obligé les organisateurs à écourter la durée de ce rendez-vous ainsi que le nombre de troupes, explique le commissaire du Festival national du raï. Ce qui a eu quelques conséquences sur l’événement, notamment l’absence des grosses pointures de la chanson du rai. Il n’a cependant pas caché sa satisfaction d’avoir amplement atteint ses objectifs. Il dira être optimiste en ce qui concerne les prochaines éditions. Raison pour laquelle, il souhaite que le ministère de tutelle lui accorde plus d’importance et lui réserve plus d’espace et un soutien financier plus conséquent. Un festival qui a suscité un engouement particulier chez la population locale mérite de la considération. Il s’agit également d’encourager les jeunes talents et mettre à profit leurs aptitudes avérées dans la production artistique. La clôture de la 11e édition est le commencement d’une nouvelle aventure, prévoit Mohamed Bousmaha qui a donné, déjà, rendez-vous à son public pour l’été prochain. Les nombreux journalistes  présents étaient les vraies stars du festival de l’avis de Mohamed Bousmaha, qui reconnaîtra que grâce à leurs  couverture médiatique et contribution la manifestation culturelle a été une réussite. Les journalistes ont éprouvé beaucoup de difficultés au moment de la couverture de l’événement. Le flux du public et l’étroitesse de la salle de spectacle a gêné le déplacement des cameramen et photographes.
Présence importante
de la Police et de
la Protection civile 
Le dispositif des éléments de la police, en tenue et en civil, déployé pour la circonstance a réussi à parer à tout incident et fait régner la sérénité parmi le public à l’intérieur et l’extérieur de la Maison de culture Kateb-Yacine, tout au long des soirées. En effet, un bilan positif a été rapporté par les services de la Sûreté de wilaya et de la Protection civile.n