Plus d’une quinzaine de jours nous sépare de la rentrée scolaire 2019/2020, un événement majeur coïncidant cette fois avec une rentrée sociale marquée par le mouvement populaire Hirak, persistant depuis plus 6 mois déjà et auquel avaient pris part les lycéens et autres scolaires aux côtés des étudiants et des citoyens. Comme à l’accoutumée, les préparatifs de la rentrée scolaire battent leur plein au niveau des services de l’éducation qui tentent de mettre les bouchées doubles pour la réussir. Pour rappel, ils seront plus de 176 000 élèves composant un total de 5 696 divisions à reprendre le chemin des établissements le jour J. Parmi ces effectifs figurent de nombreux élèves démunis nécessitant l’aide de l’Etat dans le cadre de la solidarité. Dans ce sillage, l’opération habituelle de solidarité qui leur est destinée bat son plein. Elle concerne pas moins de 70 000 élèves, soit plus de 39% de l’effectif global des élèves qui bénéficieront de la prime de scolarité fixée à 3 000 DA. Pour cela, des sources concordantes de la direction de l’éducation de la wilaya d’Oum El Bouaghi font état d’une enveloppe financière de 2,1 milliards de centimes qui a été débloquée. De ce fait, les structures administratives concernées par l’opération finalisent les listes des élèves démunis pour leur permettre de bénéficier de la prime en question dès la rentrée scolaire. D’autre part, dans le même contexte de solidarité et d’aide aux élèves nécessiteux, les services de l’éducation et les communes doivent déployer des efforts conséquents pour leur assurer des repas chauds dans les cantines et ce en dynamisant les conseils d’administration dès le début de l’année pour permettre de finaliser les marchés avec les fournisseurs et assurer le fonctionnement des cantines dès la rentrée. Cette situation a été à maintes reprises soulevée par les élus de l’APW d’autant plus que bon nombre d’écoles ne disposent pas de cantines proprement dites contraignant les responsables à utiliser des salles de classe, des logements et autres. Pis l’année dernière de nombreux élèves n’ont pas bénéficié de la cantine, une situation qui n’a pas manqué de soulever l’ire des parents notamment ceux des zones rurales.
K. M.