Les vacanciers qui se rendaient dimanche vers les postes frontaliers Oum Téboul et El Ayoun ont été bloqués au niveau de la localité de Frin, un ex-petit village socialiste, des années 1970. Et pour cause. Les habitants de plusieurs localités périphériques ont barré la route la RN44 avec des blocs de pierre et des objets hétéroclites.

Les vacanciers pris au dépourvu ne ne pouvaient même pas prendre d’autres raccourcis du fait que toutes les issues ont été fermées à plusieurs niveaux. Ce mouvement de protestation a créé plusieurs désagréments aux citoyens. Pour rappel, le cycle des contestations dans la wilaya d’El Tarf a repris de plus belle et il ne se passe pas une journée sans émeutes au niveau des localités. P/APC, chefs de daïra, walis, directeurs exécutifs, membres APW sont traités de tous les mots. Plusieurs familles profitant des quelques jours qui restent ont été bloquées pendant plusieurs heures, ne pouvant ni atteindre la frontière ni rebrousser chemin. Les protestataires en ont ras-le-bol des élus et des responsables qui font des promesses sans les tenir, car personne en cette période ne leur demande de comptes. « C’est ce genre de laxisme qui encourage les élus à ne plus servir les citoyens mais à se servir », nous avise un citoyen ne parvenant pas à contenir sa colère. Des jeunes menacent les transitaires qui veulent franchir le barrage imposé par des pierres et des branchages. Les habitants nombreux ont fustigé le président d’APC de Ramel Souk dans la daïra d’El Kala et celui d’Aïn El Assel dans la daïra d’El Tarf. Selon les contestataires, ces deux édiles ont promis monts et merveilles mais depuis, les habitants n’ont rien vu venir. Par ailleurs, on apprend sur le terrain par des citoyens de cette localité que cette émeute est la quatrième depuis le mois de juillet est la conséquence des mensonges des élus et de l’ADA qui ont promis de régler le problème des odeurs nauséabondes et de l’approvisionnement en eau potable. En dépit de toutes ces contestations, les responsables font la sourde oreille et n’apportent aucune solution à ces désagréments endémiques. Toujours selon les habitants de cette localité, appelée Boutella-Abdellah, la fermeture de la RN44 est un ultimatum avant de passer à la fermeture des édifices publics, etc.