Mercredi dernier, le gouvernement a tenu un conseil au cours duquel a été examiné entre autres l’avant-projet de loi portant règlement budgétaire de l’année 2017 et des projets de décrets exécutifs relatifs aux secteurs des énergies renouvelables. A l’issue de l’exposé du ministre des Finances Mohamed Loukal sur les résultats financiers de l’année 2017, le Premier ministre a souhaité que la présentation de la loi portant règlement budgétaire de l’Etat devrait avoir lieu une année après la fin de l’exercice et non pas deux comme c’est le cas actuellement.

Noureddine Bedoui, qui a soutenu l’idée que l’Exécutif doit être plus rapide et efficace dans l’examen bilanciel des lois de finances au terme de leur exercice, a abordé avec les ministres et membres de son gouvernement le projet de loi de finances 2020.
Cette feuille de route économique va être marquée du sceau de la crise économique aiguë que vit le pays et du «gel» du financement non conventionnel, c’est-à-dire par la planche à billets, de l’investissement dans le pays.
Comme indicateur de cette donnée, justement, l’examen du règlement budgétaire de l’année 2017, qui a enregistré une baisse du niveau des ressources financières de l’Etat en raison de la forte baisse des produits énergétiques au niveau mondial, le prix moyen du baril du brut algérien ayant atteint 53,93 USD/baril.
Un bilan au travers duquel il appert que le montant global des recettes réalisées il y a deux ans s’élève à
6 072 milliards de DA, dont 3 945 milliards de DA de fiscalité pétrolière. Quant aux dépenses du budget général de l’Etat, elles s’élèvent à 6 767 milliards de DA, dont 4 497 milliards de DA pour le fonctionnement (66,46%) et 2 270 milliards de DA pour l’équipement (33,54 %).
En prévision de l’exercice 2020, Noureddine Bedoui a ordonné la mise en place d’une équipe de travail pour proposer les «mesures d’urgence pour lever le niveau de recouvrement des recettes publiques de l’Etat à l’instar de la fiscalité ordinaire et des recettes des biens publics», en attendant la concrétisation du projet de modernisation de l’administration fiscale et des biens de l’Etat. Parmi les autres points examinés par le gouvernement durant son conseil de mercredi le projet du décret exécutif portant institution d’une conservation des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique ; une proposition déjà retenue lors la réunion du conseil interministériel tenue le 29 mai 2019, pour la «création d’une instance nationale de coordination multisectorielle» pour mettre en œuvre un programme national des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à l’horizon 2030.
Dans ce sillage, le Premier ministre a instruit les membres du gouvernement de ne pas procéder à la dissolution des entreprises activant dans le domaine des énergies renouvelables et existant lors de la création d’une conservation des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, appelant à les préserver et les soutenir.
Il a indiqué la nécessité d’utiliser les énergies renouvelables de manière exclusive en faveur de toutes les nouvelles structures éducatives et de formation ainsi que les universités à réaliser à l’avenir au niveau des wilayas du Sud. Lors du conseil, la ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables a évoqué la création d’un Observatoire national pour la diversité biologique dotée d’un système d’alerte et l’accélération de l’installation des comités sectoriels pour la diversité biologique, le renforcement de la recherche scientifique au niveau du Jardin d’essai d’El Hamma et du Jardin de Londres à Biskra en les classant comme des jardins botaniques, outre la prise en charge des espaces verts. Il a été question également d’examiner le décret régissant la Jardin d’essai d’El Hamma en vue de préserver ce patrimoine environnemental et l’exploiter à des fins scientifiques et pour le divertissement.