En dépit de la réalisation de nombreux établissements scolaires dans divers paliers du secteur éducatif, la surcharge continue de persister dans certains établissements des grands centres urbains tels Oum El Bouaghi, Aïn Beïda, Aïn M’lila.

Cette surcharge sévit dans le lycée Ferhati-Hmida du chef-lieu de wilaya, l’école primaire Daoudi de Aïn Beïda ainsi que d’autres établissements et a été soulevée à maintes reprises par les élus de l’Assemblée populaire de la wilaya, les parents d’élèves et les représentants du mouvement de la société civile. Cela étant, la situation sur le terrain est tout autre, particulièrement en zone rurale où les conditions de scolarité dans certains établissements, comme dans la commune de Ouled Gacem, sont précaires, voire décourageantes, particulièrement en saison hivernale. L’exemple de l’école primaire de la cité El Badr (ex-bidonville Bouakouz) de Aïn Beïda (25 kilomètres à l’est d’Oum El Bouaghi) est plus que révélateur ! En dépit de son achèvement dans les délais impartis, l’établissement tarde à ouvrir ses portes pour des raisons inconnues.
Cette situation perdure dans la plus grande agglomération de la wilaya qui a enregistré, lors de la décennie noire, un exode rural massif des populations des villages et bourgades de Zorg, Berriche, Djazia, Fkirina, Oued Nini… Cet état de fait ne va pas sans des retombées négatives sur la population qui a comptabilisé une croissance remarquable avec tout l’impact sur la scolarité des élèves, notamment la surcharge. L’entretien et l’aménagement des établissements accusent également une insuffisance remarquable au niveau des anciens établissements, notamment ceux faisant partie de la mémoire collective. Tous les efforts sont orientés à chaque fois vers les établissements retenus comme centres de correction du bac et autres tel le lycée Ferhati-Hmida du chef-lieu de wilaya. Des écoles datant de l’époque coloniale et de la décennie 1960-70 demeurent en piteux état, étanchéité, équipements vétustes, murs délabrés et absence de local pour la cantine et autres.
A titre d’exemple, les murs de l’école El Khansa, du chef-lieu de wilaya (ex-école de filles) datant de l’époque coloniale, avec son architecture particulière et sa localisation en plein centre de l’ancienne ville d’Oum El Bouaghi, mérite un grand coup de pinceau. Demeurant en matière de gestion sous la tutelle des communes, les écoles primaires semblent le dernier souci de ces dernières en raison de la faiblesse du budget et l’indifférence des élus envers les préoccupations des chefs d’établissement. Les élèves sont privés de repas chauds dans de nombreux établissements, étudient dans des conditions précaires, sous des plafonds fissurés, une étanchéité laissant à désirer, des toilettes insalubres, manque d’eau potable… Pourtant, des élus de l’APW n’ont cessé de décrier les déficits et les mauvaises conditions de scolarité des élèves. Malheureusement sans aucun impact sur les élus, préoccupés plutôt par leur carrière ! Dans l’attente d’une situation meilleure, les élèves et leurs parents doivent s’armer de patience ! n