Le Secrétaire général du syndicat des imams Djelloul Hadjimi hausse le ton. Il promet, en effet, des actions de contestation plus remarquables. Contacté hier par nos soins, il affirme que le syndicat n’est pas près de baisser les bras ni de se taire par rapport aux exigences des imams. «Nous avons, dans un premier temps, organisé un sit-in de protestation mercredi dernier devant le siège de l’UGTA, tout comme nous avons envoyé des représentants du syndicat au ministère des Affaires religieuses aux fins de leur remettre une plateforme contenant nos principales revendications», a-t-il expliqué. Avant de préciser : «Nous avons pris le soin d’expliquer point par point la situation des imams, tout en proposant des solutions à chaque problème.» Hadjimi tient à souligner : «Nous avons été pédagogues en expliquant les choses clairement lors de notre saisine aux principaux responsables, dont dépend notre corporation. Nous donnons un temps pour que les autorités répondent à nos exigences.» Et d’enchaîner : «Dans le cas de non-satisfaction de nos doléances, nous n’allons pas nous laisser faire.» Interrogé sur la nature des actions qu’ils comptent entreprendre, notre source explique que «nous allons nous concerter d’abord et voir qu’elles sont les actions spectaculaires qui peuvent avoir plus d’impacts sur les pouvoirs publics». Le secrétaire général du syndicat évoque la menace d’organiser un sit-in devant le siège du gouvernement lors d’une date qui reste à fixer. «Nous irons crescendo pour susciter une réaction de la part des autorités mais nous n’allons pas nous taire dans tous les cas de figures», lance-t-il sur un ton des plus fermes. Dans ce cadre, Hadjimi tient à souligner que la contestation des imams n’est pas uniquement en vue d’améliorer notre situation salariale». «Il est vrai que la question salariale pose problème, mais il faut savoir que les imams ont besoin de plus qu’un bon salaire. Nos exigences sont inhérentes au cadre de travail de l’imam et aux moyens matériels mobilisés pour lui permettre de réussir sa mission, dont le logement de fonction, un véhicule de service et plus de sécurité». L’ouverture d’une formation continue dans les universités et l’application du principe d’égalité des chances figurent tout autant parmi les revendications de cette corporation. Il faut par ailleurs rappeler que ce n’est pas la première fois que la Coordination nationale des imams et des fonctionnaires des Affaires religieuses conteste et dénonce la situation socioprofessionnelle des imams. Djelloul Hadjimi a, à maintes occasions, appelé le ministère des Affaires religieuses à l’ouverture d’un dialogue, en vain. L’ancien ministre des Affaires religieuses avait refusé d’accéder aux exigences du syndicat au motif que la demande d’augmentation des salaires par le statut de l’imam relève du régime de la Fonction publique. Mais l’actuel ministre sera-t-il plus favorable aux exigences du syndicat de Hadjimi ? n