Pour  mettre fin aux perturbations récurrentes en matière d’alimentation en eau potable (AEP) au niveau de la ville côtière de Tigzrit (à une vingtaine de kilomètres au nord de Tizi Ouzou), le président de l’Assemblée populaire de wilaya
(P/APW), Youcef Aouchiche, a plaidé pour que la localité soit dotée d’une nouvelle station de pompage, une solution urgente, sachant que le projet portant alimentation du front nord à Cap Djinet a été abandonné.

«C’est une solution alternative car l’eau est une source vitale au niveau de cette localité qui est une vitrine de la région durant la saison estivale. Il est inconcevable que cette commune reçoive de l’eau tous les 4 jours ». Une des décisions prises, à l’issue de sa visite de travail effectuée avant-hier au niveau de la commune de Tigzirt, pour s’enquérir de l’état des lieux qui prévaut au niveau de cette commune côtière, qui est une destination touristique pour des milliers d’estivants, et les conditions réunies pour promouvoir cette destination.  A cette occasion, M. Aouchiche a soulevé  le problème de la décharge publique, érigée au centre-ville de Tigzirt.
Un décor désolant pour cette ville touristique par excellence. A cet effet, le P/APW  a promis d’interpeller  la direction de l’environnement pour trouver une solution adéquate à ce problème. Dans le même sillage, il a mis l’accent sur la nécessité de la dotation de la wilaya d’un incinérateur géant qui est une priorité. « La wilaya est en danger en matière de  protection environnementale.
Aujourd’hui, nous travaillons pour le développement d’une industrie de tri et de récupération de déchets ménagers. Il  y a des investisseurs qui s’apprêtent à lancer leurs projets dans ce créneau ». 
Accompagné des directeurs de l’exécutif local, notamment ceux de l’Algérienne des eaux, du tourisme et des travaux publics, le P/APW a déploré la persistance des perturbations en matière d’alimentation en eau potable. Un problème récurrent qui attire son attention. M. Aouchiche a indiqué que la réalisation de la station de dessalement au niveau de Tigzirt ne suffira pas pour régler ce problème en AEP et satisfaire la demande de cette source vitale, que ce soit pour le concitoyen ou  l’estivant. « La capacité d’alimentation de
1 500 m3 par jour ne suffira pas, mais la solution réside dans la dotation de la région d’une nouvelle station de pompage », a-t-il insisté. Même son de cloche chez le P/APC de Tigzirt, Abou Moussa, qui a affirmé que le problème d’eau persiste et constitue le point noir pour cette localité. Certes, il y a une amélioration, mais c’est insuffisant pour une commune touristique. L’alimentation des concitoyens se fait un jour sur deux, il y a des quartiers un jour sur 3 ou sur 4. « Le retour des  citernes prouve clairement que ce sont des manœuvres de bricolage ». Pour sa part, Mokrane Djouder, responsable  au niveau de l’ADE, a précisé que ce manque de la ressource hydrique au niveau de la commune est dû essentiellement aux perturbations électriques. Ajouter à cela, le manque de personnel et la crise financière que subit l’ADE suite aux créances auprès de ses clients. «Nous ne pouvons pas assurer un service de qualité si le travailleur n’est pas rémunéré à temps». 

Tassalast : une plage toujours en plein  travaux
Par ailleurs, ce qui a attiré l’attention de la délégation, c’est que la plage de Tassalast était en plein travaux de réhabilitation. Des engins ont investi la plage et les entreprises engagées sur place pour mener les travaux de réhabilitation de cette plage endommagée par les fortes inondations au mois de novembre dernier. Des opérations, regrette le P/APC, qui devaient se faire avant le début de la saison estivale pour permettre aux estivants de se rendre au niveau de cette plage tranquillement. « Il  y a eu un retard énorme  pour le déblocage de la subvention destinée à la réhabilitation de la plage de Tassalast ». Pour rappel, un budget de 6 milliards de centimes a été dégagé pour les travaux de réhabilitation de cette plage par les services de la wilaya. Au volet de développement des axes routiers de Tigzirt et qui entre dans la cadre de la promotion touristique de cette ville côtière, deux  mesures d’urgence exprimées par la DTP auprès des pouvoirs publics  pour réparer les sections dégradées de la RN 72 et RN24, plus précisément l’axe reliant la ville de Tigzirt vers Aït Chafaâ. «Nous avons lancé deux études de réhabilitation des axes routiers de cette ville côtière et qui nécessitent une enveloppe financière de 50 millions de DA », dira Smaïl Rabhi, directeur local des Travaux publics (DTP). Des mesures qui entrent dans le cadre de l’entretien périodique de cette ville côtière. A cela s’ajoute, des opérations d’études de réhabilitation de la RN 24 dans le cadre de la Loi de finances 2020. «C’est une mesure d’urgence vu que cet axe routier est stratégique pour desservir le front nord de la wilaya de Tizi Ouzou et qui coûtera à l’Etat 20 millions de DA». Mais aussi, enchaîne-t-il, «nous avons demandé le dédoublement de la RN 24 pour assurer la fluidité au niveau de cette route, notamment en cette période estivale où le nombre des usagers augmente. Ce projet coûtera  30 millions de dinars pour les autorités publiques ».n