L’Algérie championne d’Afrique. Cela pouvait être un chimérique conte de fée. Mais c’est l’hallucinante et inimaginable réalité. La séquence restera indélébile. Mahrez, en capitaine assumé, qui brandit le prestigieux trophée. Ses coéquipiers ainsi que le peuple qui jubilent. Le « happy ending » venu récompenser une merveilleuse campagne et un fructueux casting. Lorsqu’il avait composé ses 23, le sélectionneur de l’EN, Djamel Belmadi, n’avait pas cherché le « bling-bling ». Par-dessus tout, il ne voulait pas partir en Egypte pour faire du tourisme.
Oui. Au sein de l’équipe nationale, il y a des noms. Cependant, ce qui a fait la différence c’est le lien entre les éléments. La solidarité et son vaste élan. Le driver des « Verts » aura construit une notoriété en un très restreint laps de temps. Il aurait pu se servir de ce tournoi comme expérimentation. Lui qui avait des chantiers énormes dans chaque compartiment. Mais il n’a jamais sorti la carte de transition. Pour lui, replacer l’EN au-devant de la scène était une urgence. A sa place, beaucoup se seraient contentés du passable quand lui a décidé de nous offrir l’excellence. Nous gratifier de la plus prestigieuse des récompenses.
Que ce soit en attaque, dans l’entre-jeu ou en défense, il y avait du volume, de la solidité et de la constance. Désormais, en coaching, Belmadi est une constante. Il est même une référence. L’auteur d’une histoire écrite au sang de Benlamri et récitée au rugissement de Mahrez quand il avait planté un coup franc pour sortir le Nigeria en demies. Le « Special One » algérien a cette particularité. Tout ce qui l’importe, c’est de gagner. Une mentalité de winner qu’il aura su inculquer à ses protégés qui l’on parfaitement assimilée. Youcef Belaïli et consorts ont été réceptifs à son discours et y ont adhéré. Ce coach, ils l’ont adoré. Et ça nous a valu une fin heureuse et dorée : trôner sur l’Afrique et signer une improbable souveraineté.