C’est fait, l’Algérie est championne d’Afrique. Au bout d’une finale difficile et face à un adversaire qui en voulait, les Verts ont réussi l’impensable. Arracher le titre continental en terre égyptienne. Une réalisation prodigieuse en ces temps difficiles que vit le pays et qui sera incontestablement un puissant moment d’allégresse.

Les Verts ont offert au peuple algérien le meilleur des cadeaux. Il était écrit que cette 32e édition serait algérienne et rien d’autre. Belamri et les siens ont fait montre durant toute une compétition d’une abnégation à toute épreuve. Un dévouement et un esprit de solidarité qui ont réalisé cette prouesse que l’histoire retiendra. L’Algérie est sur le toit de l’Afrique pour la seconde fois de son histoire. Un par un, les éléments de cette formation formidable ont fait le job jusqu’au bout. La finale aura été comme prévue, ardue. Au bout d’une rencontre de haute tension, la délivrance était au rendez-vous. Cette fin en apothéose gratifie un parcours de haute facture dans une CAN indécise au départ et ouverte sur tous les scénarios. Cette CAN s’achève donc sur cette grande réussite de l’Algérie touchée par la grâce qui réussit à conquérir le titre, surclassant tous ses adversaires.

Plus belle que 90
Cette réalisation reste la meilleure au vu du parcours de cette équipe incroyable façonnée par Belmadi le magicien et sortie comme d’un chapeau magique. Durant un mois, les Algériens étaient bien les meilleurs. L’unanimité sur la qualité de l’équipe nationale algérienne frisait l’indécence. Il aurait donc été particulièrement injuste si la fin était autre que cette nuit folle au Cairo Stadium. Une nuit durant laquelle les Algériens auront la tête dans les étoiles. On ne le répètera jamais assez le fait que cette compétition se jouait à l’étranger donne un goût particulier à cette grande consécration. L’Egypte n’est pas n’importe quelle contrée pour le football africain. Il était impensable d’imaginer une telle réalisation. Incontestablement ce sacre sur les terres mythiques des Pharaons restera unique dans l’histoire du football algérien. Cette étoile restera bien la plus belle. Et l’histoire la retiendra à jamais dans les annales du sport national.
Un public en or
Le douzième homme qui s’est déplacé en nombre vers la capitale égyptienne a poussé les Verts jusqu’à bout du souffle. Jusqu’à l’ultime instant, avant la délivrance. Près de 20 000 spectateurs vert rouge et blanc ont envahi le chaudron du Cairo Stadium et ont porté cette équipe jusqu’au coup de sifflet final faisant basculer
le camp des Verts dans un moment extatique. Arrivés par milliers d’Algérie, mais aussi de tous les pays du monde, les supporters des Verts auront encore une fois prouvé leur attachement au maillot national. Ces milliers d’Algériens qui feront la fête ici au bord du Nil au même titre que les millions au pays auront réussi finalement leur mission : revenir au pays avec cette coupe d’Afrique qui nous échappe tant depuis trente ans. n

Ils ont dit…

Belmadi : « sans les joueurs je ne suis rien »
« Moi, sans les joueurs je ne suis rien, ce sont les acteurs principaux. J’imagine que le staff technique a amené sa pierre à l’édifice, pour guider les joueurs. Mais ils ont appliqué les consignes merveilleusement bien. »

M’Bolhi : « La victoire de tout un pays »
« C’est incroyable, c’est la victoire de tout un pays, on est très heureux. On leur devait ça (aux gens en Algérie), on s’est battus comme des hommes. Grâce à Djamel Belmadi (sélectionneur), on est récompensés. La situation était compliquée par le passé, mais Djamel est arrivé. Djamel est comme un grand frère, j’ai envie de penser à tous ceux qui sont en Algérie, c’est pour eux. C’est un peu dur de réaliser, une fois rentrés au pays, on va réaliser. »