Après Ould-Zmirli, dont la candidature a été rejetée il y a un an et demi pour avoir été envoyée hors-délais, voilà Amar Bahloul qui échoue à intégrer le Comité exécutif (Comex) de la Confédération africaine de football (CAF). A l’issue des élections qui se sont déroulées, à l’hôtel Marriott (Caire), en marge du Congrès de l’instance confédérale, l’Algérien a vu le président de la Fédération libyenne (LFF), Abdelhakim El-Shalmani, le dépasser de 8 voix (29 contre 21). Pour la structure footballistique Dz (FAF) sous Kheireddine Zetchi, c’est un véritable camouflet sur le plan de la représentativité.

«L’Algérie est une grande nation et doit être considérée à la CAF », lâchait Bahloul dans une interview accordée au site spécialisé « La Gazette du Fennec ». De la considération, notre pays semble ne plus en avoir sur le plan administratif au niveau africain. Depuis le départ de Mohamed Raouraoua, ancien patron de la FAF, on ne compte plus de membre au sein du Comex de la CAF. Pendant ce temps-là, une nation comme la Libye, dont la sélection ne s’est même pas qualifiée pour la Coupe d’Afrique des nations dans ces trois dernières éditions outre un championnat à l’arrêt depuis avril, réussit à tirer son épingle du jeu. En effet, le remplaçant de Jamal El-Jaâfri dans la « zone Nord » n’est autre que son compatriote Abdelhakim El-Shalmani qui dirige les affaires du « sport à onze » en Libye. Quand tout le monde prépare les alternatives, les Algériens préfèrent la paranoïa et l’invective.

La claque de rappel
Malgré une adversité « poids léger », Bahloul et, par extension, la FAF, ont (dé)montré qu’ils n’ont pas l’étoffe pour peser dans ce genre de rendez-vous où le lobbying reste décisif pour avoir la majorité des suffrages. Mais on ne va pas s’étonner du résultat sachant que le postulant, qui est aussi membre du Bureau Fédéral (BF), ne fait même pas l’unanimité sur le plan national. Gagner la confiance à une échelle continentale devient inenvisageable. Même si l’écart des voix peut  ne pas paraître énorme. Selon nos informations, Bahloul avait des chances de l’emporter. Mais Raouraoua a été trop « égratigné » par les membres de la FAF durant le séjour égyptien. Les discussions de comptoir auraient dissuadé certains qui avaient l’intention de donner leur voix pour le postulant de la FAF. D’autant plus que Raouraoua a une cote de sympathie très appréciable au sein de la CAF.
Ce revers vient donc mettre à nu la faillite de la politique de Zetchi et ses collaborateurs. On n’a pas l’impression qu’une feuille de route concrète ait été établie pour aspirer à s’imposer parmi les autres fédérations à forte influence de l’Afrique.
Cela laisse aussi croire que le parcours magnifique des « Fennecs » dans le tournoi biennal n’est à mettre qu’à l’actif de l’entraîneur, qui n’était (il faut le rappeler) pas un choix premium, et ses protégés.n

Adel Hadji élu vice-président de la CAIS
L’Algérien Adel Hadji, l’ancien chargé de communication de la Fédération algérienne de football (FAF), a été élu, hier, en qualité de premier vice-président de la Confédération africaine de l’information sportive (CAIS). L’Assemblée générale constitutive de ladite structure s’est tenue, hier, au Caire (Egypte). Une vingtaine de journalistes sportifs représentant plusieurs pays y étaient présents. Pour information, la CAIS sera présidée par le Sénégalais Aliou Goloko qui occupe aussi le poste d’expert Médias à la Confédération africaine de football (CAF).