Dans le cadre de la célébration de la journée nationale de l’enfant, des cadres de la sûreté de wilaya de Tlemcen ont été invités à une table ronde à la radio locale, animée par Samira Bouali. Ont participé à cette émission spéciale trois lieutenants dont l’adjoint du responsable de la cellule de communication et des relations publiques (CCRP), le représentant du service de la police judiciaire et un officier de la sécurité publique. Le débat a tourné notamment autour de la Loi n° 15-12 du 15 juillet 2015 relative à la protection de l’enfant. Il y a lieu d’indiquer dans ce sillage que 63 garçons et 72 filles ont été victimes de violences diverses dont le viol, l’outrage aux bonnes mœurs, l’abus sexuel, le crime de sang, la maltraitance et l’enlèvement. Pour ce qui de l’implication de cette frange juvénile de la société dans des délits, il est fait état de 110 affaires mettant en cause 130 mineurs (124 garçons et 6 filles) dont 12 placés en détention provisoire, 26 orientés vers des centres de protection de l’enfance et 92 remis en liberté. Alors que le nombre de cas en danger moral s’élève à 58 (34 garçons et 18 filles) dont 36 remis aux parents et 16 placés dans un centre spécialisé, selon un bilan de la sûreté de wilaya établi au titre de l’exercice 2018. Soulignons dans ce contexte que la déléguée nationale à la protection et à la promotion de l’enfance Meriem Cherfi, en visite de travail et d’inspection à Tlemcen en décembre 2018, avait déclaré que « Trois ans après l’entrée en vigueur de la loi 15-12 du 15 juillet 2015, inspirée de la Convention internationale des droits de l’enfant et dont les textes d’application seront bientôt promulgués par le gouvernement », avait déclaré la déléguée auprès du Premier ministre. Il est plus que jamais urgent aujourd’hui de prendre en charge sérieusement les besoins légitimes et imprescriptibles de l’enfant qui représente l’avenir du pays. Dans chaque région, aussi éloignée soit-elle, doit fonctionner une cellule d’écoute afin de répondre au plus vite aux préoccupations des nombreux enfants en détresse. Ladite loi, englobe les différents principes des droits de l’enfant et de l’adolescent et comporte plusieurs mécanismes devant protéger l’enfant, et l’article 72 de la Constitution, ainsi que la création de l’organe national de la protection et de la promotion de l’enfance qui assure la coordination des efforts des différents acteurs, établissements et organes concernés par la protection de l’enfance afin de mettre en place un programme sur la promotion des droits de l’enfant, assurer leur suivi et les évaluer en vue d’intervenir sur le terrain pour remédier à certaines situations. Elle a indiqué que, pour la première fois, une banque nationale de données sur les différentes facettes de la situation de l’enfance verra bientôt le jour pour accompagner les décideurs dans leur réflexion autour des moyens à mettre en œuvre au profit des enfants en difficulté de croissance.
Intervenant lors d’une rencontre sur la question de la Convention des droits de l’enfant, l’évaluation et les perspectives, tenue au siège de l’APW, la déléguée nationale de la promotion et de la protection de l’enfance, a révélé que dans le cadre de la cellule des risques mise en place récemment par l’ONPPE et son numéro vert (11-11), ses services ont enregistré près de 2.000 à 5.000 appels par jour, et quelque 720 signalements sur les cas d’atteintes aux droits de l’enfant depuis le mois d’avril (2018). n