Revoilà l’Algérie au rendez-vous de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 29 ans après. A 90 minutes, voire plus, d’un sacre qui n’a jamais été aussi près. L’EN version Djamel Belmadi a réussi là où les plus prometteuses avaient, auparavant, échoué. Même les «Verts» mondialistes de 2010 et 2014 n’ont pas pu atteindre un stade aussi avancé. Cette équipe est différente. Elle est plus constante et séduisante. Elle est étincelante. Elle était mourante, mais a signé une résurrection surprenante.
Pour demain soir, elle a pris date avec le Sénégal pour une place au pinacle. Un mérite qui reviendra à un seul prétendant. La vérité du rectangle comptera plus que le papier ou la prétention. La victoire sera pour celui qui aura plus envie et se donnera les moyens de son ambition. L’Afrique entière attend cette confrontation. Les Algériens spécialement. Beaucoup d’entre eux se sont rendus sur place pour soutenir les «Fennecs» dans cette capitale et décisive explication.
Disputer une finale de CAN est un privilège. Un insigne honneur que beaucoup de joueurs n’ont pas connu. Les «Fennecs» doivent être fiers de ce qu’ils ont accompli. Eux qui nous ont offert de fortes émotions même si certains d’entre eux, qui disputent le tournoi pour la première fois, pouvaient être rattrapés par leur manque de vécu. Maintenant, il reste une dernière étape à passer. Il faudra se surpasser. Donner un dernier coup pour tout casser. Décrocher la deuxième étoile et la broder. Cette opportunité n’est pas à galvauder ou brader. Il n’y en aura pas en milliers. C’est chose rare. Et tout ce qui l’est doit être savouré.
En priorité, il s’agira de jouer le coup à fond et ne pas s’avouer vaincu. Sur ce point, l’EN a fait ses preuves et nous a convaincus. On dit qu’«une finale se gagne, mais ne se joue pas». Toutefois, «El-Khadra» a toujours gagné quand elle a joué. Etre champion doit être naturel et dans les gênes. Dans notre ADN, il y a le triomphe. Celui de 1990 en Algérie. La mémoire génétique est là. Et demain soir, on espère qu’elle nous amènera sur le toit. Celui de l’Afrique qui
sera synonyme de postérité et
de gloire.