L’équipe nationale animera, ce soir (20h00) au stade Internationale du Caire, la 7e demi-finale de son histoire en Coupe d’Afrique des nations en 18 participations. En face, il y aura un prestigieux client. D’inusables Nigérians ayant figuré dans le carré d’as par 15 occasions en 17 figurations. Un statut ébouriffant et un défi à relever pour Djamel Belmadi et sa bande, qui ne manquent pas d’ambition.

La carte visite est là. Le Nigéria, ne vient jamais jouer la CAN pour la forme. Mais tous les chiffres et statistiques tomberont à l’eau quand l’arbitre Bakary Gassama sifflera le début de cette confrontation. On rappellera néanmoins, que les « Super Eagles » sont loin d’être l’adversaire qui réussit aux Verts quand ont fait l’inventaire des précédentes explications. La dernière victoire contre les triples champions d’Afrique (1980, 1994 et 2013), remonte à la CAN 1990 quand « El-Khadra » avait été sacrée. C’était à l’occasion de la finale gagnée par la plus petite des marges après la démonstration en ouverture (5/1) face à la même opposition. Aussi, on notera que notre homologue du soir nous a posé des problèmes durablement. Il nous a cinq infligé 5 revers de rang avant le nul (1/1) enregistré en novembre 2017 à Constantine dans les Eliminatoires de la défunte Coupe du Monde.

Le passé très présent
Pour ce qui est du tournoi continental, la précédente fois où les deux équipes se sont affrontées, c’était en Angola (CAN 2010) pour le match de classement. Une petite finale qui a, encore une fois, tourné en faveur du Nigéria sur un coup franc signé Taïwo. Entretemps, les compatriotes de John Obi Mikel ont pu décrocher une nouvelle étoile en 2013 sous la houlette du regretté Stephen Keshi. Pour sa part, l’EN n’a plus atteint les demies depuis. L’écart de prestige est là. Il faut l’avouer. Mais, comme l’a si bien fait remarquer Gernot Röhr, sélectionneur nigérian : « depuis 2013, beaucoup de choses ont changé. On a raté deux éditions (2015 et 2017).
Maintenant, c’est un autre tournoi avec d’autres données.» Interrogé sur l’apport de Belmadi depuis qu’il est à la tête du «Club Algérie», le technicien allemand a été plutôt élogieux : «on connaît l’équipe pour l’avoir jouée dans les éliminatoires de la Coupe du Monde. Ils étaient fragiles à l’époque on les a battus 3 buts à 1. Ils ont fait beaucoup de fautes défensives et nous ont facilité la victoire. Au retour, on a fait match nul mais ils étaient toujours fragiles. Je pense que l’équipe a progressé tactiquement sur le plan défensif et offensif. Ça sera un match difficile.» La comparaison est là tout comme le traumatisme auquel il faudra faire abstraction pour pouvoir aller de l’avant.
Au diable ce qui n’est plus rattrapable. D’autant plus que tout reste à accomplir pour Riyad Mahrez et ses camarades. Et comme Belmadi l’a souvent répété : «Personne ne peut nous empêcher de rêver d’aller au bout. L’ambition est gratuite.» Pour un footballeur, jouer une demi-finale d’un rendez-vous continental n’a pas de prix. L’histoire est à écrire pour nos Dz et ils ont le choix entre les pierres blanche ou noir. La désillusion ou la gloire.