Les droits de l’enfant, particulièrement les décrets 19/69 et 19/70 du 19/02/2019 portant sur la protection de l’enfant ont été à l’ordre du jour de la journée d’étude initiée par la Cour de justice de Mila, qui s’est tenue ce mercredi à la maison de la culture Moubarek-El Mili de Mila et qui a vu la participation des juges, procureurs et avocats de la wilaya de Mila auxquels se sont joints de nombreux autres invités du domaine. Talbi Hakim, représentant Meriem Chorfi, déléguée nationale à l’Organe de la protection et de la promotion de l’enfance (ONPPE), Takia Abdeslem, procureur adjoint au Tribunal de Mila, Boukhris Farouk, juge d’instruction à Chelghoum Laïd, Boughlout Nabil, juge des mineurs à Mila, le représentant de la DAS de Mila Boughaba Abdelaziz, procureur à Mila, et l’avocat Lebcir Sofiane ont présenté des communications portant principalement sur les droits des enfants, leur protection, leur placement chez la mère, chez le père, chez des familles de proches ou étrangères, dans des centres pour enfants, des crèches, de la pension alimentaire et du droit de visite, argumentant leurs dires par des décrets officiels et articles de loi. Le rôle de l’ONPPE a été mis en avant par Talbi Hakim, lequel a mis l’accent sur les conditions d’accueil de l’enfant abandonné, de l’enfant du divorce et des divers troubles que pourraient vivre ces enfants s’ils ne sont pas pris en charge sérieusement. Aussi des enquêtes approfondies sont, dira-t-il, menées avant le placement de l’enfant dans une famille ou dans un centre d’accueil car il y va de l’avenir des enfants. Les centres et les familles d’accueil doivent être rigoureusement contrôlés et surveillées, notera-t-il. Takia Abdeslem mettra en exergue la loi 15/12 relative à la protection de l’enfant et son article 35 qui donne droit au juge des mineurs de décider de la garde de l’enfant. Boukhris Farouk et Boughaba iront également dans le même sens qui veut que la garde de l’enfant et sa protection doivent faire l’objet d’une enquête minutieuse avant toute prise de décision. Le représentant de la DAS donnera un aperçu sur les relations ONPPE/DAS. Lebcir Sofiane, avocat, argumentera sur le rôle de la défense des mineurs coupables de délits lors de leur présentation devant les juges d’instruction jugeant que la présence de l’avocat est indispensable.
« L’éducation des enfants dépend de la vie de couple que mènent les parents. Si ces derniers sont heureux, qu’importe leur niveau d’instruction ou de société, les enfants seront heureux. Si le couple est en éternel conflit, le comportement de la progéniture en pâtira ». C’est ainsi que le Procureur général résumera la journée d’études. A l’issue des interventions, les participants ont, à leur tour, posé des questions aux intervenants.