La baisse de la demande mondiale de pétrole a fait passer un mauvais mois de juin au brut de référence algérien Sahara Blend, qui a perdu 6,73 dollars de sa valeur par rapport mois de mai, passant d’un prix moyen de 71,20 dollars à 64,83 dollars, soit une chute de 8,9 % dans l’intervalle d’un mois, selon le dernier rapport de l’Opep. La baisse du pétrole algérien intervient dans un contexte de repli général des prix sur le marché pétrolier mondial. Le prix moyen du panier Opep, dont le brut algérien fait partie, a atteint en juin 62,92 dollars le baril contre 69,97 dollars en mai (-7,05 dollars). Le prix du Sahara Blend est établi en fonction des cours du Brent, brut de référence de la mer du Nord, coté sur le marché de Londres avec une prime additionnelle pour ses qualités physico-chimiques appréciées par les raffineurs. Son fort recul pèsera sans doute sur les recettes des hydrocarbures du pays, d’autant qu’avec un meilleur prix du Sahara Blend (référence algérienne) pour les 5 premiers mois de l’année 2019, celles-ci ont déjà accusé un léger recul de 1,20% après s’être établies à 15,61 milliards de dollars, contre 15,80 mds usd à la même période en 2018. Autrement dit, la chute du prix de la référence algérienne risque de tirer un peu plus vers le bas les recettes des ventes de pétrole pour le mois de juin, mais aussi sur l’ensemble du premier semestre 2019. Côté production, l’Algérie a atteint 1,006 million de barils par jour (mb/j), en juin dernier, soit en léger repli de 21000 barils comparativement à la production moyenne de mai dernier (1,027 mbj), relève encore l’Opep, alors que des sources secondaires évoquent une production globale de l’organisation de 29,830 mb/j le mois dernier, contre 29,898 mb/j, soit une diminution de 68000 barils/jour, en raison notamment d`une forte baisse en Iran (-142000 barils), Libye (-58.000) et Angola (-57.000), alors que le Nigeria et l’Arabie saoudite ont enregistré une forte progression de, respectivement, 129000 barils et 126000 barils). Les dernières évolutions du marché, les cours du pétrole affichaient, hier, des prix maintenus en hausse après avoir enregistré, la veille, leur plus haut depuis le mois de mai. Aidé par les perturbations de l’offre, le Brut gagnait plusieurs cents en journée de clôture hebdomadaire. Ainsi, sur l’Inter Continental Exchange (ICE), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 66,99 dollars, en hausse de 0,71% par rapport à la clôture de jeudi, alors qu’à New York, le baril américain de WTI WTI pour livraison en août gagnait 0,51%, à 60,51 dollars.<