La coupe d’Afrique des nation 2019 a finalement fait son choix : ce sera des demi-finales classiques entre quatre nations, de vieilles connaissances en somme qui auront à animer le dernier acte de la CAN avant la grande fête du 19 juillet où sera décerné le tant convoité trophée.

Deux classiques sont proposés en plateaux dans une compétition qui aura été forte en émotions et en surprises. Algérie-Nigeria et Tunisie- Sénégal le coach Belmadi l’a rappelé à juste titre trois mondialistes et l’Algérie. Les demies finales s’annoncent déjà très disputés, tour à tour deux explications où il n’y aura guère de place à l’hésitation. Dans une ambiance populaire bouillonnante entretenues par les Algériens de plus en plus nombreux au Caire mais aussi faut-il le rappeler par les locaux. Dix ans après Oum Dourman et l’animosité qui en a résultée entre les deux pays, il reste singulier pour l’observateur ici au Caire de voir que les Egyptiens dans leur écrasante majorité soutiennent l’Algérie et souhaitent sa victoire à la fin de cette CAN. En plus de la proximité culturelle, l’équipe algérienne aura réussi à séduire les Egyptiens de par sa qualité de jeu, sa combativité et sa pugnacité. Des vertus particulièrement fort appréciées ici aux pays des Pyramides où le peuple est un grand connaisseur des affaires footballistique. Pour les Verts, Suez aura été une véritable expédition qui a failli arrêter net la grande aventure de l’équipe nationale dans cette CAN pas comme les autres. Ne pas avoir été assez « tueur » au moment où il fallait être fatal pour Benlamri et les siens. Algérie-Nigeria, les puristes ne pouvaient rêver mieux comme demi-finale. À ce niveau de la compétition l’on ne saurait faire l’économie de rappeler les deux finales de CAN jouées contre ces même Super Eagles (anciennement Green Eagles) en 1980 dans l’enfer du Surelere à Lagos et 1990 au 5 juillet à Alger. Avec deux aboutissements différents, une sévère défaite en 1980 (dans des conditions limites) et la victoire éclatante (l’unique étoile algérienne) en 1990.     

Jusqu’au bout du suspense
A Suez, les Algériens auront véritablement souffert et laissé des plumes (la blessure de Attal pose déjà le casse-tête du latéral droit) en arrachant la qualification du cœur. Jusqu’au bout du suspense. Dimanche au Cairo Stadium, face au Nigeria, la mission sera ardue et complexe. Il s’agira pour le groupe de Feghouli d’aller de l’avant et reprendre leur jeu qui a suscité l’admiration de toute l’Afrique du football. Le Nigeria bien emmenée par le rusé technicien Gernot Rohr tentera bien sûr de contrer les Algériens. La Côte d’Ivoire a révélé les premières failles de cette Algérie impressionnante, au football comme on l’aime, depuis le début de la CAN. Cela pourrait donner des idées au Nigeria d’Alex Iwobi. Dimanche Belmadi et les siens qui ont déjà conquis les millions de fans qui les attendent déjà comme des héros donneront tout pour aller au bout. Et donner à l’Algérie un titre qui lui échappe depuis près de trente ans. L’écueil nigérian est loin d’être insurmontable. On l’aura vu à Suez au prix de sueur et de tension, la différence se fait sur le carré vert, souvent sur des détails petits.    

La Tunisie ou l’art d’avancer cachée
 Rares parmi les observateurs n’avaient prévu la présence de la Tunisie à ce niveau de la compétition de la CAN égyptienne, notamment après l’image peu convaincante offerte particulièrement durant les rencontres du premier tour. Les Aigle de Carthage ont su malgré un staff technique très décrié par les médias tunisiens à se hisser en demi-finales, avec un sens de l’ardeur qui songeur, qui laisse dire aux médias locaux que la Tunisie pourrait bien être le cheval gagnant « qui avance caché». Mieux, Khazri et ses frères peuvent désormais rêver à aller en finale et tenter de réaliser l’impensable, il y a seulement quelques jours. Les Tunisiens, mondialistes en 2018 n’avaient plus été dans le dernier carré d’une coupe d’Afrique depuis 2004 et leur titre à domicile. Face au Sénégal, (seul parmi les favoris du début de la compétition encore vivant) les Tunisiens auront fort à faire. Les Sénégalais auront indéniablement en tête la défaite face à l’Algérie au début de la CAN. Les Lions de la Terranga ont toujours eu du mal face aux nations d’Afrique du Nord. Dimanche 14 juillet, les quatre nations joueront leurs va-tout dans deux confrontations historiques. Pour avoir l’insigne honneur de faire partie des deux prétendants qui animeront la finale le 19 juillet, le jour de gloire.n