Un scénario fou qui s’est terminé par un grand ouf ! L’équipe nationale s’est qualifiée en demi-finale de la CAN 2019 non sans faire passer ses millions de fans par toutes les émotions. Contre la Côte d’Ivoire, l’EN aura été sérieusement bousculée. Mais elle a eu le mérite de s’accrocher et d’y croire. Après avoir été mis en danger, les « Verts » ont pris l’avantage puis vu Baghdad Bounedjah faire un gros ratage. Ce penalty manqué, laissait se profiler un mauvais présage. D’autant plus que les « Eléphants » ivoiriens ont pu niveler la marque au passage.
S’en suivront des moments de flottement et d’interminables et stressantes prolongations. Même si Adam Ounas, l’entrant, nous avait fait transcendre sur quelques incursions. On a longtemps souhaité qu’il nous plie cette confrontation avant de se soustraire aux tirs au but. Ça aurait été dommage de sortir du tournoi avec un effectif qui recèle tant de talents bruts.
Le sort aurait pu être abrupt. Cependant, les « Fennecs » l’ont forcé et apprivoisé pour montrer qu’ils sont capables de renverser un mastodonte. Qu’ils ont la force de remonter la pente. Qu’en Afrique, ils peuvent être des pontes. C’est vrai que la maîtrise n’était pas totale. Qu’on n’a pas eu droit à la quiétude affichée face à la Guinée ou le Sénégal. Néanmoins, «El-Khedra» a pu se rapprocher, un peu plus, de ce rêve ce final. Après un duel éreintant, à la tension palpable.
Oui ! Riyad Mahrez est ses coéquipiers figureront dans le carré d’as. Au prix de détermination sans faille, ils se sont fait de la place. Même si le duel contre la Côte d’Ivoire était déconseillé pour les cardiaques, on a senti et ressenti que les « Guerriers du Sahara » y ont mis du cœur. Comme le prouve la détresse de Atal ainsi que Bounedjah qui ont vécu la roulette russe en pleurs. Des images qui montrent l’envie de ne pas décevoir et la volonté de poursuivre l’aventure pour se poser au sommet de l’Afrique et son perchoir. L’as de cœur sera notre carte et l’atout pour une sélection qui, dix mois auparavant, était dans un tel état qu’on croyait qu’elle serait juste un faire-valoir.
M. T.