À Suez, l’équipe nationale jouera pour une place dans le carré d’as. Pour le rallier, il faudra faire le poids face les Eléphants si on veut les éjecter. Les « Verts », pourront compter sur leur public déjà sur place et les 1150 autres qui viendront spécialement pour ce quart de finale afin de donner de la voix, apporter le soutien et les encourager. Pour l’occasion, un petit pont a été mis en place avec l’idée d’aider les Fennecs à passer les Ivoiriens et prolonger le bonheur et la compétition.
On est loin d’Omdurman en novembre 2009 et les 124 vols qui ont été affrétés. Mais l’euphorie et l’émotion que procure l’EN est inchangé et on y trouver des similarités. L’engouement ne s’est pas atténué. Les places express pour cette affiche ont été écoulées en un temps record. Le football a toujours son effet d’opium reste très fort. Il vient faire oublier le contexte politique et les plus tendus des rapports. C’est le pouvoir tranquillisant du plus populaire des sports.
Près du canal du Suez, aux abords de la mer rouge, « El-Khadra » jouera pour marquer ce 11 juin d’une pierre blanche. Les inconditionnels ont tenu à être là et ils ont mis la main à la poche. Un billet à 35.000 DA pour venir montrer l’indéfectible soutien et rendre la consécration plus probable et le couronnement plus proche. Malgré tout ce qui se passe au pays, les difficultés et les tensions, les Algériens ont une partie du cœur qui ne peut pas rester insensible à leur sélection. Ils préfèrent mettre les désaccords de côté. Ne serait-ce momentanément et placer le sportif par-dessus pas mal de considérations.
En Algérie, après la qualif’ acquise contre la Guinée, beaucoup de personnes étaient sorties défiler. Pour souffler et se changer les idées. Ce soir, Riyad Mahrez et ses coéquipiers, feront certainement tout pour procurer encore plus de bonheur et le faire durer. Dans les gradins, les «One, Two, Three ! Viva l’Algérie !» Vont être scandés. Ils devraient être quelques 5000 Dz dans les travées. Désormais, la balle sera dans le camp de Belmadi et ses guerriers. Et ils devront se battre jusqu’au coup de sifflet.