La sélection nationale jouera ce soir une place dans le carré final qui animera les derniers actes de la 32e édition de la coupe d’Afrique des Nations en cours en Egypte.

La coupe d’Afrique des Nations 2019 est rentrée dans ses ultimes virages avec les quarts de finales qui détermineront les quatre nations qui marquerons leurs noms dans l’histoire de cette compétition. De ces quatre pays sortira indéniablement celui qui sera roi d’Afrique dans moins de dix jour dans le mythique Cairo Stadium. L’Algérie reste de l’avis des observateurs locaux où étrangers ici présents en Egypte comme la meilleure équipe du tournoi, « celle qui joue et marque ! ». L’écueil ivoirien cette fin d’après midi à Suez ne devrait visiblement pas poser de problème. Mais attention cette CAN nous a habitué à de grosses surprises où ce n’est toujours pas le meilleur qui gagne à la fin. Le football continue ainsi à garder ses mystères où aucun match n’est acquis d’avance et que la vérité des statistiques ne peut nullement se substituer à celle incontestable du carré vert. Il fallait à l’Algérie des joueurs qui ont de l’expérience africaine, à l’image de Bounedjah et de Belalili qui ont fait leurs preuves avec les clubs tunisiens sur les difficiles terrains du continent, estiment certains observateurs. « Même si pour moi le favori reste encore le Sénégal, l’Algérie pratique depuis le début du tournois le meilleur football », constate le journaliste italien Alex Cizmic spécialisé dans le football africain qui couvre la CAN pour Calcio Africano. Cette position exposée met irrémédiablement les Verts dans celle de l’équipe à battre, celle que les adversaires potentiels tenteront d’arrêter. Cet Algérie-Côte d’Ivoire pourrait ainsi bien constituer un autre match piège que les algériens sont tenus à prendre au sérieux. Pour le seul quart de finale joué en dehors du Caire à Suez plus exactement les Algériens auront à rester dans leur dynamique et appréhender cette équipe ivoirienne comme durant le face à face avec le Sénégal. La rencontre avec les lions de la Térranga reste en effet comme la référence pour les camarades d’Adam Ouanas qui devraient maintenir cette rigueur tactique qui a notamment séduit ici en Egypte les nombreux observateurs de la CAN.

Une CAN singulière
Cette 32e édition aura été une véritable hécatombe pour les équipes favorites qui se sont vu éliminées l’une derrière l’autre suscitant tristesses et déceptions. Le cas du pays organisateur l’Egypte et de l’ex favori le Maroc aura constitué un épisode marquant d’une compétition singulière où les « grands » ont mordu la poussière au moment où des nouveaux venus à la CAN se sont imposés brillamment à l’image de la surprenante équipe de Madagascar. Il faut convenir que même l’équipe algérienne n’était nullement attendue avec ce niveau appréciable dans la compétition et cette maitrise de son sujet. Les Algériens attendaient tout au plus une participation honorable pour un groupe en composition sous la houlette d’un sélectionneur qui à part la discipline (ce qui était déjà une excellente chose) n’avait encore pas prouvé ses qualités à la tête de la sélection. En Egypte, l’équipe d’Algérie a pris une nouvelle dimension en s’imposant désormais comme un potentiel vainqueur.
Mais en attendant, l’attention sera concentrée ce soir sur l’étape ivoirienne. Aujourd’hui à Suez, les Verts seront soutenus par les milliers de supporters algériens qui ont fait le déplacement vers cette ville à l’est du Caire sur le canal éponyme. Mais aussi par les Egyptiens. Faire partie du carré final dans une compétition de cette envergure sera incontestablement une performance. Et permettra assurément de rêver au graal.