Le Front des forces socialistes (FFS), qui inscrit sa démarche avec plusieurs autres partis du camp démocratique et qui ont boudé la rencontre du 6 juillet initiée par les partis dits des « Forces du changement », appelle à un dialogue « inclusif » et « consensuel ». Dans un communiqué de son premier-secrétaire national, le FFS estime « que le peuple algérien doit être au cœur de toutes les légitimités », soulignant qu’il « réitère son attachement à un dialogue inclusif et consensuel afin de construire une base solide pour une véritable transition démocratique ». « Aucune force, aucune alliance, aucun pouvoir politique ne pourra durer longtemps en ignorant les immenses sacrifices des Algériennes et des Algériens pour une Algérie libre et démocratique », souligne Hakim Belahcel dans son communiqué, indiquant que le FFS considère que « la décision arbitraire de prolonger le mandat du chef de l’Etat par intérim, décrié par tout le peuple algérien, est illégale et constitue un coup de force contre la volonté populaire. Aucun fondement constitutionnel ni aucun texte de loi ne prévoit ce vide juridico-politique ». Sur un autre volet, le parti fondé par feu Hocine Aït Ahmed estime que « le pouvoir réel continue de tourner le dos aux revendications populaires et à s’opposer à tout changement pour une véritable alternative démocratique ». Le dialogue initié, considère le parti, « est une offre manœuvrière et restrictive » et « n’est qu’une mystification de plus qui ne vise qu’à gagner du temps pour sauver le régime». « Cette offre ne fait aucune allusion à des mesures d’apaisement à même de rétablir un minimum de confiance, ni à l’impératif de se débarrasser des symboles du régime et encore moins à la nécessité d’engager le pays sur la voie d’une véritable transition démocratique, qui le délivrera enfin de cette impasse politique qui a trop duré », souligne le communiqué. Ajoutant que « le pouvoir, en imposant ce simulacre de dialogue, ne fait que valider un coup de force électoral en organisant un scrutin présidentiel à brève échéance qui ne fera que pérenniser, renforcer et consolider le système en place ». Dénonçant « le mépris et l’arrogance » affichés par « les décideurs du pays à l’encontre des aspirations légitimes du peuple algérien », le FFS se dit « convaincu que toute autre démarche politique qui ignorerait l’exigence de la libération immédiate et sans conditions de tous les détenus politiques et d’opinions, dont le moudjahid Si Lakhdar Bouregaa, et qui ne prendrait pas en considération les revendications populaires plusieurs fois exprimées, notamment le départ des symboles du régime et l’amorce d’une transition démocratique, serait vouée à l’échec ».